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SETART-SETAL
lundi 7 janvier 2013
Mémoire Setart Setaal
République du Sénégal Ministère de la culture
Ecole Normale Supérieure d'Education Artistique
(ENSEA)
MEMOIRE
MEMOIRE
THEME : « SET-SETART »
-
LE DEGRADATION DE
CERTAINES FRESQUES DE DAKAR (L’EXEMPLE DU QUARTIER DE BAOBABS ; « CITE
CELIBATAIRES » REFERENCE TEMPORELLE : 1990 1993)
PRESENTE
PAR C.A.E.A.
SESSION 1993
IBRAHIMA
SOW
SOUS LA DIRECTION DE MONSIEUR SYNI
GADIAGA, COORDINATEUR ET CONSEILLER PEDAGOGIQUE AUX BEAUX-ARTS / E.N.S.E.A.
PLAN
- AVANT –PROPOS
INTRODUCTION :
PEMIERE PARTIE : GENERALITES -
INTERPRETATION – ANALOGUES
A. APPROCHE HISTORIQUE : L’ART PARIETAL ; SAHARA OCCIDENTAL
B. APPROCHE SOCIALE : FRESQUES DU « SET’ART »
C. APPROCHE SCOLAIRE : LE GRAPHISME CHEZ L’ENFANT
-
APERCU SUR L’EDUCATION
ARTISTIUQE.
DEUXIEME
PARITE : DOSSIER PLASTIQUE ET
PEDAGOGIQUE.
L’HISTOIRE DE L’ART : les collages (assemblages)
ANALYSE DU DOSSIER
a)
plastique
b)
pédagogique
c)
projet pédagogique :
décoration murale à l’école
TROISIEME PARTIE :
-
conclusion
ACTIVITES
ANNEXES :
-
PROJETS COLLECTIFS
-
DOCUMENTS ;
PERSONNES CONTACTEES
-
STAGES EFFECTUES
-
VISITES D’EXPOSITIONS
-
QUATRIEME PARTIE
-
REFERENCES
BIBLIOGRPHIQUES
DEDICACES
A MA MERE
ET MON PERE
A MON TUTEUR PAPE IBRA DIENA ET SA PETITE FAMILLE
A MON EPOUSE ET NOS ENFANTS
A TOUS CEUX QUI M’ONT INSUFFLE LE SOFFLE DE L’ART
A CEUX QUI M’ONT ENCOURAGE OU AIDE
MERCI !
AVANT – PROPOS
QUATRE
ANNEES D’ETUDE À L’ECOLE NORMALE SUPERIEUR D’EDUCATION ARTISTIQUE DE DAKAR
(BEAUX ARTS) NE SUFFISENT PAS, A MON AVIS, POUR PROPOSER UN THEME CONFORME À
NOTRE PREOCUPATION D’EDUCATION ARTISTIQUE;
LA
RECHERCHE EST LONG ET PLEINE D’EMBUCHES.L’ENVIRONNEMENT NOUS DONNE L’EMBARRAS
DU CHOIX.
J’ai
continué avec acharnement pour enfin trouver, avec l’appui non négligeable de
mes encadreurs auxquels je n’ai laissé aucun répit, un thème qui me colle à la
peau ; il s’agit du
« SET’ART » :
(les fresques du mouvement populaire et artistique dénommé
« SET
SETAL » en 1990. ) ; L’intérêt que cela suscite doublé d’une question
à résoudre c’est :
-La dégradation de certaines
fresques en 1993 ; l’exemple du quartier de baobabs (cité
Célibataires) à Dakar au Sénégal.
Hormis le problème spécifique de la dégradation de certaines
fresques altérées par les facteurs atmosphériques et humains, le « SET’ART »
dans son contexte décoration murale, et mieux placé pour avoir une relation
avec l’école normale supérieure d’éducation artistique qui aurait pu pallier
aux impératifs techniques qui ont assailli les
: « Set’artistes »
(peintres populaires du « set setal » : _architecture du mur ;
son emplacement ; choix et préparation du mur.
_les
techniques de la peinture murale.
Hélas les
Beaux –arts de Dakar n’ont été sollicité qu’au dernier moment pour faire des
relevés photographiques de l’imagerie populaire et cela dés l’apparition du
phénomène de dégradation qui détruit inoxérablement les réalisations faites
dans différent quartiers de Dakar (voir dans l’approche sociale du thème.)
Dans ma lancée, je suis même allé sur le
terrain pour sensibiliser la relance des opérations, qui, pour reprendre le travail où la dégradation est
systématique, qui, pour effectuer la restauration des fresques particulièrement
et qui, du reste est fort audacieux sur le plan technique et matériel ; en
retour, ce volet coûteux n’étant pas de mon ressort dans le cadre de ma
préoccupation plastique et pédagogique, je cible la dégradation de certaine
fresques.
Mon
objectif général est d’étudier la dégradation à travers les disciplines
fondamentales que sont : le graphisme, la couleur, le volume ;
éclairées par l’histoire de l’Art, afin de proposer des implications
pédagogiques.
Hypothèse
de la recherche
L’étude de
la dégradation transparaît dans l’expression plastique.
Certains
artistes occidentaux tels WOLF
VOSTELLE, VERLON, entre autres, dans leur recherche plastique, ont
ciblé ce phénomène de dégradation des murs.
Introspection
Si
je remonte l’aiguille du temps , je me souviens encore, dans mon enfance, l’attrait
que j’avais pour l’image ; je collectionnais les bandes dessinées (
genre Miki , Akim, Tex etc …) ; j’essayais
de reproduire les affiches de cinéma ( genre gladiateurs… ) tant d’image
importées auxquelles je m’appropriais en cachette malgré les brimades de mes
parents qui voulaient que je me consacre à mes éternelles leçons ; séchant
quelquefois l’école coranique, espiègle et déjà m’interrogeant sur mon environnement croûlant sous le poids
de l’histoire , je rasais les murs de ma vieille cité Saint-Louis et j’y lisais
avec avidité les taches, des formes insolites et pourtant très banales pour ces
passants se pressant d’aller chercher le pain quotidien. Je restais là à
contempler, enfant rêveur, ces vestiges anthropomorphes, imaginaires, qui s’effritent,
craquèlent, se fissurent sous les assauts atmosphériques et de la durée ;
ces phénomènes ont toujours en cachette, je gribouillais ; je laissais
courir avec avidité dans un coin de mes cahiers, des dessins fantastiques ;
et plus tard, dans mon adolescence où je commençais à tenir tête à mes parents
à vouloir m’affirmer, je représentais sur les murs de ma chambre les idoles des
années 60 ( Jimi HENDRIX ; James BROWN…).
Est-
ce à dire que cette enfance dort toujours en moi et soudain s’éveille devant la
matière issue de la décomposition des fresques de Dakar ?
Devant
ces vieilles fresques ( durée : trois ans ) ma contemplation, ma
sensibilité, mon imagination, ,ma vision et mon toucher de plasticien sont
quintuplés et tout en proposant de réaliser des atmosphères par suggestions
formelles ( sensations d’espace par la matière ) mon second objectif en tant qu’éducateur
est de trouver les implications pédagogiques propres à développer des facultés
et des aptitudes à modeler des comportements à l’égard de l’enfant, qui
concourent au développement de sa personnalité par le biais de l’éducation
artistique.
Ma
vie à Saint-Louis : dans cette ville suant les traces du temps ( par
référence au Mémoire d’Abdou Kasse « Traces du Temps sur l’habitat urbain
1992 E.N.S.E.A ), je cultivais ma mémoire visuelle ; à chaque fois , je
trouvais en ces murs un répondant complice ; mon esprit s’adonnait au rêve
dans les moments où, en observateur, certains murs devenaient des écrans et m’offraient
un chapelet d’images ; d’autres par contre, fortifiaient cette vieille
ambition que je nourrissais en moi, celle de repeindre toute la ville de
Saint-Louis , d’effacer toute trace de dégradation ...
Je
broutais et ruminais cette dualité dans mon imagination créatrice qui trouva
son terrain favori dés mon entrée à l’E.N.S.E.A.
INTRODUCTION
Après
avoir dégagé l’intérêt, le choix et la présentation du thème, après avoir
annoncé mon intention plastique et pédagogique, je m’achemine vers un survol
des généralités liées à la décoration murale depuis les origines de l’homme en
passant par le Sahara ( pour une approche historique ), au Sénégal, de la
naissance du « Set’Art » en 1990 ( pour une approche sociale ), pour
aboutir à une étude du graphisme chez l’enfant ( pour une approche scolaire ),
pour relever des analogies d’ordre plastique et formuler des interprétations.
Ces
informations générales ne peuvent être étayées que par le biais des sciences
humains ; du point de vue humain, l’intérêt que suscite la recherche pour
l’homme et l’utilité pour sa conduite ou comportement personnel et pour l’organisation
de la société ; l’objet des sciences humaines, c’est l’homme non en tant
qu’appartenant au règne animal ( qui relève de la biologie ) mais en tant qu’être
pensant, créateur ; or, l’être agissant, manipulateur imaginatif peut être
étudié :
-
comme individu
qui est l’objet propre de la psychologie ( science des faits psychiques et de
la conduite humaine – faits psychiques connus par la conscience – la conduite s’observe
de l’extérieur au moyen des sens ), moyen d’explication et de compréhension.
-
Dans les différentes sociétés qu’il forme
avec ses semblables et qui sont étudiées chacune dans son développement par l’histoire – l’étude
ou la reconstitution des faits historiques, c'est-à-dire des événements du
passé des sociétés humaines ( approche historique de l’art pariétal
paléolithique ) ; l’étude de toute les sociétés, particulièrement la
société sénégalaise dans le contexte, ART ET SOCIETE, raison et motivation des
réalisations du « Set’Art », dans leur constitution fondamentale par
la sociologie ( science des faits
sociaux ; - science positive et point normative, elle établit ce qui est
et non ce qui devrait être ; elle a pour objet propre les faits qui
affectent le groupe social lui-même : langage, mode, concentration
industrielle et humaine, la dégradation en général ( économique, démographique,
atmosphérique, géologique, marine etc… )
-
Dans ses œuvres, telles que l’aménagement
de l’environnement de l’environnement conditions et cadre de vie adéquats du
fait du décor et de l’assainissement ; telles les langues, les
littératures, les créations artistiques qui ne peuvent sans aucun doute se
développer sans les richesses plastiques que la nature recèle tant du point de
vue , végétale, minérale, organique et industrielle
APPROCHE
HISTORIQUE
Pour quelles raisons
impératives, les chasseurs de l’âge de pierre sont-ils allés jusqu’à décorer
les abris sous roches et les grottes ? Doit-on s’arrêter à une admiration
lorsqu’on est devant cet art paléolithique , devant une peinture
particulièrement réaliste d’animaux, d’humains ( par comparaison aux fresques
du « Set’Art » et au graphisme de l’enfant… voir les chapitres plus loin
), on se borne avec étonnement de l’excellent état de conversation des couleurs
dans certaines grottes ? Examiner ces œuvres paléolithiques entraînera
leur compréhension et incitera à une forte interrogation sur leur fonction (
voir la fonction magico- religieuse de l’art depuis les origines de l’homme.
Recherches et Découvertes archéologiques des peuples « primitifs »
ont évolué d’autant mieux que les diverses interprétations possibles sur les
fonctions et les raisons qui ont motivé la décoration des parois des grottes
ont pris une grande ampleur quant aux multitudes d’hypothèses qui les
illustrent ) . Tel n’est pas le cas en ce qui concerne la décoration de certains murs de Dakar qui est restée
aux antipodes de la préoccupation
sociale entre 1990 et 1993.
Il est important de
noter au passage, les activités non artistiques de ces peuples qui vivaient
disséminés, dans le globe. Dans nos hypothèses d’interprétation, nous mettrons
l’accent sur les activités artistiques pour faire un parallélisme entre
peinture rupestre, peinture murale à Dakar (art populaire) et le graphisme de l’enfant
afin de situer les similitudes, les analogies ou points communs strictement
plastiques (dans la manière de représenter, de s’exprimer, dans l’espace et le
temps – dans le sens de la durée -).
Il est impossible de traiter dans
ce volet du thème toutes les activités artistiques de l’homme paléolithique ou
art pariétal (de paries, tis, paroi) – en pratique pariétal couvre toutes les œuvres
d’art exécutées sur des emplacements fixes, plafonds, sols, aussi bien que les
parois des abris sous roche et grottes habitées ; on utilise aussi ce
terme pour les œuvres d’art sur les grands blocs de calcaire situés prés des
abris. Bien que ce soit principalement dans l’art mobilier qu’on puisse
parvenir à dater l’art paléolithique, tel n’est pas l’objet principal de notre
propos. Aussi, l’interprétation des fonctions de l’art paléolithique, repose
t-elle en grande partie presque entièrement sur l’art pariétal que sur l’art
mobilier (outils, ustensiles de cuisine entre autres instruments utilitaires
décorés avec des pigments organiques (sang, os calciné), ocre (poudre de roche
rouge), suie noire issue de la paroi brûlée par les lampes à graisse animale,
des pigments préparés à base végétale, mélangée à la graisse animale.
Quelques-unes des œuvres
de cet art pariétal témoignent de grandes qualités artistiques et les
chercheurs ont manifesté leur grande admiration de ces prouesses techniques de
nombre de ces artistes et par la sensibilité de nos lointains ancêtres de ce
temps.
Si nous avons
privilégié un bref envol de l’art pariétal et particulièrement en Afrique (au
Sahara Occidental qui est une goutte d’eau dans la mare) qui est du reste
incontournable vis-à-vis de l’Education Artistique cela ne fait que refléter le
parti que nous avons pris : INTERPRETER.
LE PALEOLITHIQUE :
(gr. Palaios = ancien ; lithos = pierre.)
Première période de la
préhistoire caractérisée par l’apparition puis le développement de l’industrie
de la pierre et par une économie de prédation s’étendant du quaternaire (3
millions d’années) à l’holocène (X millénaire). Le paléolithique est divisé en
trois phases (inférieure, moyenne, supérieure) selon des degrés de complexité
de l’outillage. Le paléolithique supérieur est marqué par l’apparition de l’homo
sapiens et par la production d’objets à caractère artistique (grottes peintes).
Le domaine de l’archéologie
préhistorique est celui qui a fourni les révélations les plus sensationnelles.
Il est à remarquer que la valeur artistique de celles- ci n’a pas été admise tout
de suite, ni même parfois leur authenticité. Les fameuses fresques d’Altamira,
découvertes en 1875, n’ont été reconnues que plus de vingt ans après comme
véritablement anciennes. Par contre, les fresques de LASCAUX, mises à jour en
1940, ont été saluées comme la « Chapelle Sixtine » de la
préhistoire, et attiraient les foules, jusqu’à leur fermeture en1963. La
perfection de ces figures d’animaux à destination magique, datant de plus de
dix mille ans, a surpris nos contemporains.
Les recherches
scientifiques se précisant et les datations devenant plus sûres, on a situé
beaucoup plus haut, quelque trente à quarante mille ans environ avant notre
ère, les statuettes de l’époque aurignacienne, figurines de femmes aux formes
obèses, comme la vénus de Willendorf et la Vénus en ivoire de Lespugue.
Présentées au musée de l’homme à Paris, ces pièces, d’un style étrange et
puissant ont vivement impressionné les sculpteurs contemporains. Certains, tels
Henri Laurens et Germaine RICHIER, s’en rapprochant visiblement. Les fresques
découvertes au Tassili dans le Sahara, depuis la dernière guerre, ont soulevé
un immense intérêt.
LES RUPESTRES DE L’OUEST AFRICAIN (SAHARA)
I- GRAVURES, PEINTURES ET
INSCRIPTIONS RUPESTRES AU
SAHARA OCCIDENTAL ;
C’est par centaines que
l’on connaît aujourd’hui les sites rupestres du Sahara, inconnus 30 ans plus
tôt. Ainsi, l’Ouest africain, à qui il manquait des sources écrites, dispose
dés à présent un ensemble de documents gravés et peints qui racontent en image
(représentations linéaires ou en points) l’existence des Sahariens. Il convient
de relever avec soin tous ces documents pendant qu’il est encore temps :
beaucoup se dégradent sous l’influence des agents atmosphériques ; d’autres
rupestres s’ensablent, s’écaillent, sont recouverts par de nouvelles
figurations et l’homme se charge lui aussi de les faire disparaître ou de les
détériorer…).
Certains de ces belles
gravures sahariennes ont ainsi été endommagés par des jets de pierres des
bergers ; quant aux peintures, le temps se charge de les effacer.
IV) SUJETS
REPRESENTES : (Théoriquement illimités). Il s’agit essentiellement de
figurations humaines, d’animaux, de véhicules (ou chars), rares arbres, signes
ou caractères berbères, dessins schématiques.
V) CARACTERES
PROPRES AUX GRAVURES ET PEINTURES :
- GRAVURES
– FACTURES ET PATINE – COMBINAISON DES FACTURES
a) au trait lisse et
profond
b) à surface lisse,
polie.
c) à surface en relief
en ronde bosse par évidement de l’encadrement
d) à trait ou à surface
piquetée.
- PATINE : lorsque l’on entame une
roche, il est rare que la couleur de l’intérieur soit la même que celle de la
surface ; mais peu à peu, l’action des agents atmosphériques tendra à
rendre la couleur de la région entamée semblable à celle de la surface naturelle.
La gravure se patine donc passant par exemple pour les grés blanchâtres saccharoïdes
si fréquents au Sahara au gris, puis au noir.
Patinification sera
synonyme de dégradation (affaiblissement insensible et continu des parties d’un
élément exposé aux aléas atmosphériques – vents violents – tornades.)
PEINTURES
RUPESTRES AU SAHARA : MATERIEL
ET TECHNIQUES
Les couleurs les plus généralement employées pour
les peintures rupestres sont : l’ocre (toute une gamme entre les rouges et
jaunes), le noir, le blanc et le gris, (des valeurs achromatiques ne
décomposant pas la lumière), le bleu est très rare. Les pierres fournissent
l’ocre (fer, ocre de fer ou de manganèse etc...) étaient broyées sur une pierre
plate ou un ustensile. La poudre obtenue était incorporée à quelque matière
graisseuse ou huileuse puis étendue soit au doigt, soit avec un ‘‘pinceau’’
fait d’une branche mâchonnée, de plumes ou de poils, parfois très fins. On
ajoutait quelquefois le sang sacrificiel.
Dans certains cas de peinture polychromes, la poudre
coloriée est soufflée sur la surface humectée à l’aide d’une tige quelconque,
tube ou os creux protégé par un écran mobile à la façon de nos pochoirs.
Le blanc provenait de divers animaux (reptiles,
hyènes, oiseaux, de bouillie de farine de mil.)
Le noir est issu du charbon de bois pilé délayé dans
l’eau (lavis) et parfois additionné de vase ; on constate que le noir
provenant de fond marmite semble bien
avoir mieux résisté à la patinification. Pour le bleu, on se sert aujourd’hui
d’indigo en pays Dogon (référence des hypothèses d’interprétations).
PATINE
OU DEGRADATION
Une peinture connaît son maximum d’intensité au
moment où elle est faite ; ensuite à moine de circonstances absolument
exceptionnelles comme celles qui ont présidées à la conversation de celle de
LASCAUX (grottes-abris) à Dordogne en France, elles s’effacent progressivement
sous l’action des agent atmosphérique. (Divers degrés d’effacement par la
pluie, l’humidité, les courants d’air).
LA PEINTURE
MURALE DANS L’HISTOIRE DE L’ART (CAS DE QUELQUES PAYS).
GENERALITES.
Pour faire un
bref envol de l’historique de la décoration murale confondue dans l’histoire de
l’art depuis les origines jusqu’à la renaissance, nous ne pourrons négliger un
aspect de la préoccupation de l’homme primitif.
On l’a déjà
dit, tout au début, il y a des milliers d’années, l’homme primitif découvrit
son environnement si riche plastiquement parlant et que les mélanges de terres,
de sucs, de plantes, d’os calcinés, de troncs et de branches d’arbres brûlés
avec de l’eau ou des graisses animales donnaient des couleurs différentes et
durables.
Il eut alors
envie de peindre ou plus exactement, le besoin de représenter et de vivre à
côté de l’image des animaux qu’il chassait et dont il se nourrissait.
C’est pourquoi,
il utilisa les parois ou il vivait. Il choisissait le plus souvent, la forme,
en bas-relief, de l’animal, qu’ensuite il peindrait : un bison, un cerf,
un bœuf, un cheval.
Cette
peinture est donc l’une des premières formes d’expression artistique de l’homme.
On la trouve couramment chez les peuples des premières civilisations. Durant la
période romane, les murs des églises de France se couvrent de décoration à
fresques (le procédé lui-même consiste à peindre sur un enduit de mortier frais
de couleurs détrempées avec de l’eau. Cet enduit se compose de chaux éteinte
(chaux calcinée au four qui a perdu son gaz carbonique).
Durant la
période baroque, dans la seconde moitié du XVIIéme siècle et au début du
XVIIéme, les décorations murales s’élèveront jusqu’aux plafonds, les
envahissants de visions allégoriques du ciel.
La décoration
des murs et des plafonds, des palais, des temples et des églises devint alors
la tâche principale de bon nombre d’artistes. L’angoisse de l’espace infini si
caractéristique du baroque triomphant, est projetée sur les murs, les plafonds
et les voûtes
Pour créer l’illusion. Comme le dit Angulo’’
les murs se prolongent en une succession d’étages avec des galeries, des
colonnes et des entablements à n’en plus finir.’’
Signalons
parmi les précurseurs de ce style, Pietro DE CORTONA et les jésuites Andrea
POZZO, ainsi que IE BERNIN, Lucas JORDAN, Tiepolo. Ce dernier travailla
activement avec le bohémien MENGS à la décoration du palais royal de Madrid,
comme l’avait fait LE BRUN au château de VAUX au Louvres dans la galerie
APPOLLON ET SURTOUT à Versailles (1679- 1688) ou il révéla son génie sur les
toiles marouflées.
A la fin du
XVIIéme siècle Francisco
GOYA peint
plusieurs fresques à l’église du pilar à saragosse. Quelques années plus tard,
à l’âge de cinquante trois ans, il renouvela cette première expérience avec les
fresques de l’Ermitage de San Antonio de la Florida à Madrid, l’une de ses œuvres les plus
célèbres.
EN EGYPTE
En Egypte, la
peinture a subsisté à l’épreuve du temps, soit sous l’aspect de bas-reliefs à
faibles saillants et colorés, soit sous la forme de peintures ornant les tombes
souterraines.
QUELQUES
POINTS DE REPERES CHRONOLOGIQES
-
La
PERIODE THINITE,
début du troisième millénaire, le bas-relief peint est l’élément décoratif
principal des tombes souterraines. Il s’agit d’applications de la peinture pure
représentant des scènes de la privée. L’esthétique de ces œuvres est celle des
bas-reliefs sculptés. Les effets d’éclairage (ombre et lumière) n’existent pas,
les représentations frontales et de profil suivent les mêmes règles que pour
les bas-reliefs (buste et œil vus de face ; visage et membres de profil),
les couleurs sont symboliques (rouge pour les hommes, jaune pour les femmes,
les échelles multiples, le dessin stylisé et précis à la fois.
-
Sous L’ancien empire (période memphite 2778-2263
avant Jésus-Christ) cet art se développe avec éclat. On cite classiquement, les
beaux portraits (bas-reliefs peints), des stéles calcaires, des panneaux funéraires
en bois de personnages nobles, une grande composition figurant une scène de
chasse et les calcaires peints.
-
AU MOYEN-EMPIRE (Période
THEBAINE 2160-1580 AV. J.C.) les parois des tombes s’ornent non seulement de
bas-reliefs peints, qui font suite à ceux de l’ancien empire mais aussi des
peintures appliquées directement sur les parois de plâtre ; on remarque à
cette époque la prédominance de la peinture animalière. C’est sous la douzième
dynastie que commence à se développer la peinture sur sarcophages en bois.
-
AU NOUVEL EMPIRE (XVIIéme ;
XXéme ; XXéme dynastie.) les arts graphiques et picturaux atteignent leur
apogée. Au fur et à mesure, ils s’enrichissent et se compliquent, tendant dans
certains cas au maniérisme.
-
LA
BASSE EPOQUE
XXéme DYNASTIE (1056 AV.J.C)
La peinture
murale régresse et les œuvres picturales tendent à devenir plus petites
(tableaux et stèles de bois dans les temples, petits bas-reliefs, papyrus
funéraires). Le style se transforme, il est plus naturaliste, plus pittoresque.
En Egypte, des fouilles récentes entreprises ont permis de découvrir plus de
cent peintures murales à fresque d’une valeur inestimable. On retrouve aussi la
peinture murale chez les peuples des premières civilisations d’Extrême-orient,
d’Inde, de chine, et plus tard chez les grecs et chez les romains. Beaucoup ont
disparu ou sont détruites au cours des siècles. D’après les vestiges retrouvés,
ont sait que la peinture murale de l’antiquité était en général réalisée avec
les couleurs à la cire, à chaud sur un
panneau préalablement prépare avec de la cire fondue, c’est le procédé dit à
l’encaustique.
On
suppose aussi que les anciens peignaient à la détrempe, c'est-à-dire avec des
terres de couleurs, mélangées à des vernis ou à des colles employées comme
agglutinants. On sait également que, dans la gréce antique, puis à Rome, la
peinture murale à fresque était déjà utilisée.
Les premiers chrétiens peignaient à la
fresque et à la détrempe pour décorer les catacombes, alors que la mosaïque
prédominait dans la décoration des murs de la période byzantine.
Les
murs des églises se couvrent de décorations à fresque. C’est à la renaissance
que la peinture murale atteint son apogée. Tous les maîtres des XVe et XVIe
siècles s’adonnèrent à la décoration murale avec les techniques de la détrempe
à l’œuf. Ils réalisèrent des oeuvres de grande envergure tels Giotto, Véronèse,
le Titien, Léonard de Vinci, Raphaël et Michel-Ange. Ces deux derniers artistes
ont laissé des exemples extraordinaires :
« les
chambres du Vatican », série de décorations à fresque par Raphaël et la
chapelle Sixtine entièrement peinte par Michel-Ange dont le vaste mur de chœur
(17m x 13,80m) représente le jugement dernier. Au XIXe siècle, la vague d’un
décorativisme excessif étant passée.
La
penture murale proprement dite resurgit en tant qu’art appliqué à
l’architecture. Les techniques européennes influencèrent à cette époque des
artistes mexicains qui formèrent la célèbre école mexicaine, principalement
consacrée à la peinture murale ; les peintures les plus éminents de cette
école sont Diego Rivera, José Clémente Orozco et David Al Faro Siqueiros ;
la penture murale mexicaine est un phénomène de société (par analogie au
« Set’Art) liée à la révolution de 1911 ; le gouvernement mexicain en
place fit appel à ces peintres engagés cités plus haut pour décorer plusieurs
édifices publics. C’est la peinture la plus expressive de l’école mexicaine,
d’une grande valeur artistique qui vit le jour. Les peintures murales du
Panthéon de Paris, les décorations de Delacroix pour Saint Sulpice, de Puvis
Chavannes pour la Sorbonne, les fresques de l’église de la Trinité sont
représentatives de ce renouveau de la peinture murale qui se confirmera en
1930, lorsque le gouvernement américain chargera plusieurs artistes en renom de
décorer de nombreux monuments publics de Washington et des Etats-Unis. Cet art
mural, de connotation sociale devenue, s’est répandu dans les zones
métropolitaines de New-York, de Harlem et un peu partout dans certains
quartiers résidentiels : le mouvement des « Taggers » est
né ; armés de « bombes colorées » ou pulvérisateurs, ces jeunes
américains divisés en gangs de différentes races et de nationalités sillonnent
le pays en quête de « territoires » qu’ils délimitent par leurs sceaux
et laissent des empreintes, des graffitis hétéroclyt ; point n’est besoin
de dire les rixes, batailles rangées et même des meurtres qui s’ensuivent sous
l’œil impuissant des policiers débordés d’appels intempestifs. En Allemagne,
« le Mur de la honte » est très imagé pour nous conter que l’art
mural a longtemps existé depuis l’existence de cette limite qui a causé tant de
fuyards et de malheureux tués ; la destruction du mur de Berlin a été un
événement pour le peuple allemand qui garde chaque parcelle de pan de mur, de
briques ou de pierres comme une œuvre d’art éternelle. L’art russe (Russie et
Union Soviétique confondues), au XXe siècle, présente des courants très
différents qui ont été fortement marques par la situation sociale et politique
du pays. La tradition, du XIXe siècle reposait sur un réalisme qu’avaient
illustré l’esprit nationaliste et les tendances populaires de la société formée
en 1870. La réaction contre cet art est inaugurée par la création en 1890 du
« Monde artiste », qui introduit l’idéal cosmopolite et oppose l’art
pour l’art à l’art social. Ses initiateurs sont : Alexandre Benoît et
Serge Diaghilev, dont l’action s’exerce sur la peinture, le théâtre et le décor
de ballets. Un peu partout dans le monde, l’art mural se manifeste comme une
forme d’expression esthétique. Les grands peintres décorateurs actuels ont
tendances à abandonner les techniques anciennes de la peintures à fresque pour
exécuter des compositions, soit en employant les techniques traditionnelles de
la peinture à l’huile, soit des couleurs nouvelles, nées de la chimie moderne,
comme les peintures polymères appliquées sur des fonds convenablement préparés.
Les avantages sont nombreux : Une plus grande rapidité d’exécution, une
facilité d’emploi, une intensité des coloris et une solidité souvent accrue de
la couche picturale. Victor Vasarely (Optical’art) fit une animation de surface
du hall de la gare de Montparnasse (en contraste simultané). Jean Dewasne
réalisa une fresque de 1200m2 en 1970, dans l’ancienne bibliothèque du musée de
Grenoble, sur une salle aux dimensions peu communes 60 x15 x 15 mètres, grande
œuvre abstraite.
LA
PEINTURE MURALE generalites
-
LE
SUPPORT ; LE MATERIEL ET TECHNIQUES.
Pour
complément d’informations, j’ajouterai quelques propos ayant trait à la
présentation historique : -Les murs et les pierres furent les premiers
supports utilisés par les peintures du paléolithique. Les plus anciennes
peintures que l’on connaisse décorent les murs et les plafonds des grottes
d’Altamira, en Espagne, et de Lascaux, en France les Mésopotamiens ornaient de
peintures à la détrempe, les murs des palais et les étranges constructions
pyramidales qu’ils édifiaient pour leurs dieux. Les grecs ont laissé de beaux
décors peints. Les Egyptiens peignaient les bas-reliefs sculptés de leurs temples.
Jusqu’à la renaissance, les artistes ont continué à privilégier les peintures
murales ou sur panneaux. Puis avec les grands maîtres hollandais et Italiens,
la peinture est devenue essentiellement un « tableau » amovible,
réalisé en atelier. Vers les années 1920, l’art mural a connu une véritable
renaissance grâce aux muralistes mexicains qui peignaient de vastes fresques
sociales et historiques destinées à transmettre un message révolutionnaire.
Durant les années de crise économique, le gouvernement fédéral américain
institua le fédéral arts Projet qui subventionna de grandes peintures murales.
Le « mur peint » devint un moyen d’expression des minorités. Le
plus célèbre est, le mur du Respect peint par une vingtaine de noirs sur un mur
de Chicago en 1967. Bientôt, la plupart des grandes villes américaines
s’associèrent à ce mouvement. L’Etat de New York, par exemple, subventionna
avec l’aide de quelques mécènes, le « City Walls » né en 1968. Les
murs peints ont connu depuis lors une expansion considérable et modifié le
paysage urbain de nombreuses villes Occidentales et Orientales. Depuis 1971,
l’art mural parisien a donné lieu à quelques grandes réalisations signées par François
Morellet, Tamas Zanko, Yahiel Rabinowitz.
LE SUPPORT : LE MUR
Il
ne peut être choisi au hasard. La peinture devant être bien visible, le mur
sera plus ou moins exposé à la pluie, au vent au soleil, aux poussières et aux
polluants atmosphériques,
Tels que
le soufre et les
acides.
- CHOIX DU MUR
Il faut avant tout un mur sain, sec, et brut,
en brique ou en pierre pour la peinture à fresque.
-
Un mur sain,
bien bâti qui ne risque pas de se lézarder.
-
Un mur sec,
sans risque d’humidité pire ennemi de la peinture à fresque qui produit des écaillements
par l’action des moisissures.
-
Un mur brut où
le mortier prendra facilement. Les murs très lisses sont à exclure ; il
est alors nécessaire de les piqueter.
Au
cas où le mur serait recouvert d’un crépi ancien, il faudra l’ôter et gratter
les points (expérience vécue lors de la décoration du parcours sportif des
H.L.M. Nimzat-1992 par les Beaux-arts de Dakar sous le contrôle de
l’encadrement pédagogique.)
QUELQUES CONSEILS POUR LE CHOIX DU MUR
On choisira de préférence un mur orienté à
l’Est, sauf dans le cas de régions où les vents dominants viennent de l’Est,
appartement à une maison habitée, chauffée du fait du froid et de l’humidité.
Un toit en auvent ou en saillie prononcée est une bonne protection.
Sur
un mur bien exposé et correctement préparé, une peinture murale peut durer une
dizaine d’années sans se détériorer. (Les « Set’ artistes »
devront dés à présent se nourrir de ces informations pour leurs projets futurs.)
- PREPARATION DU MUR
Elle
commence par un examen minutieux. On devrait éviter de peindre sur un mur
couvert de moisissures. Il faut le gratter et le nettoyer avec une solution
d’eau de javel à 20% avant de rejointoyer partout où c’est nécessaire.
Inspecter systématiquement toutes les sources d’humidité virtuelles, telles
gouttières et rebords de fenêtres. L’humidité est le pire ennemi de la peinture
murale. Si elle n’est pas combattue à temps, elle provoquera des tâches, des
écaillements et des craquelures. S’il y a déjà de la peinture sur le mur, il
faut la gratter, la décoller à la vapeur et la poncer avec des jets de sable,
selon la technique utilisée ; puis il faut traiter le mur, avec un
badigeon anti-alcalin (antibase) pour empêcher les réactions chimiques, assurer
l’étanchéité et recouvrir les traces de rouilles éventuelles. Appliquer ce
produit avec précaution, car il est inflammable, et le laisse pendant un jour
ou deux. Si des traces de moisissures réapparaissent, nettoyer à nouveau avec
une solution d’eau de javel.
-
1 Brosser la surface pour éliminer les poussières dues aux effritements.
-
2 Le cas échéant, enlever les mousses et les moisissures en frottant avec une
solution d’eau de javel.
-
3 Boucher toutes les fissures.
-
4 Badigeonner avec un anti-alcalin.
-
5 Frotter le mur avec une brosse en soie de porc humide, pour faciliter
l’adhérence de l’enduit, piquer ou boucharder la surface encore appliquer deux
couches d’acétate de polyvinyle.
-
6 Avant que la deuxième couche soit sèche, commencer à appliquer le mortier (4
parts de sable pour une part de ciment) à la truelle.
-
7 Gratter cet enduit pour le rendre rugueux. Quand il est sec, appliquer une
deuxième couche, et lisser avec une taloche.
La mise au carreau
Elle
permet de reproduire les grandes lignes du dessin à l’échelle du mur, en respectant
les proportions. Soit on dessine une grille sur le mur, soit on grandit des
parties du dessin que l’on décalque directement sur le mur, faisant bien
attention aux raccords. Après la mise en place des grandes lignes, on commence
à dessiner les détails.
La Peinture Murale Matériel et Techniques
Les
peintures – émulsions traditionnellement utilisées dans la peinture de bâtiment
donnent des résultats les plus satisfaisants et
les plus durables. Elles prennent aspect mat en séchant ; elles
cachent les défauts de la surface et elles permettent l’évaporation de
l’humidité . Leur seul inconvénient est
manque de variété des coloris, mais on peut très bien leur incorporer des
pigments dont la nature chimique soit compatible avec l’émulsion. Les peintures
satinées peuvent convenir à condition
d’être chimiquement inertes. Elles donnent de moins bons résultats que
dans la décoration intérieure, que leur utilisation habituelle.
Les couleurs vinyliques, et en général les
peintures diluées à l’eau, ne conviennent pas pour la peinture d’extérieur. Les
peintures au silicones tiennent bien sur le métal et sur la matière plastique,
mais elles gênent ‘‘la respiration’’ des murs de briques. Quelques soit la
peinture utilisée, on obtient toujours de meilleurs résultats si l’on applique d’abord une sous – couche de
cette peinture étendue d’eau ou du diluant
approprié. Enfin, une peinture murale ne doit jamais être vernie :
non seulement le vernis ne la protégerait pas, mais il retiendrait l’humilité,
ce qui se traduirait par des cloques et des décollements.
MATERIEL
Le
matériel nécessaire au ‘‘muraliste’’ est assez particulier, du fait des
dimensions mêmes de la peinture. Si le
mur atteint une certaine hauteur, on utilisera un échafaudage ou un élévateur hydraulique à nacelle, ou si
le mur n’est pas trop large, un échafaudage simple, constitué par une
plateforme montée sur des roulettes , matériel qui peut être loué. Si le
mur n’est pas trop grand, une échelle suffira. Il faudra l’incliner à 70 %
environ et contrôler sa stabilité.
Tous
les pots contenant les peintures et les
pinceaux, seront accrochés à l’échelle
pour laisser les mains libres.
LE TRAVAIL
Il
doit être parfaitement organisé. Le projet est mis au point sur le papier, dans
ses moindres détails. Le dessin définitif sera reporté sur le mur par une mise
au carreau des grandes lignes et un calque des petits détails, ou par un
système de pochoirs. Le dessin doit
tenir compte des proportions du mur, de son environnement, de son
ensoleillement, des ombres qui s’y projettent, des différents angles de vue
sous lesquels on peut l’observer. Y noter
l’emplacement de tous les tuyaux et autres éléments qui rompent
l’uniformité du mur. Penser à corriger les illusions d’optique produites par
l’angle de vue du spectateur par exemple, il faudra peut être agrandir les
figures les plus éloignées. D’une manière générale, les proportions jouent un
rôle très important. Ainsi un petit dessin fera paraître le mur plus grand.
Commencer par organiser la surface du mur avant de travailler dans le détail.
De même pour la mise à la teinte commencer par peindre le fond et placer les
grandes zones colorées. Pour reporter le dessin sur le mur, utiliser des
craies, des fusains ou de la peinture très diluée. Peindre en commençant par le
haut à cause des couleurs qui risqueraient de tacher une partie déjà peinte.
Essuyer
les taches avec un chiffon humide, avant qu’elles ne sèchent.
Ne
jamais peindre un mur au niveau de son soubassement.
LE CHOIX DE LA
PEINTURE
EMULSION
« universelle
|
Eau
|
3
ans
|
4
heures
|
Faible
résistance
|
Emulsion
spéciale
|
Eau
|
4
à 7
ans
|
2
à 6h
|
Bonne
résistance
|
Acrylique
|
Eau
|
5
à 10
ans
|
2
à 6 h
|
Chère
mais excellente
|
Peinture
granitée
|
eau
|
4
à 10
ans
|
2
à 6h
|
Dure
plus longtemps
|
Peinture
–
laque
brillante
|
Essence
de térében-
thine
|
3
à 6
ans
|
16
à 24h
|
Résistante
lavable
|
Polyuréthane
|
essence
|
3
à 4
ans
|
6
à 8h
|
fragile
|
Glycérophatatique
|
White
spirit
|
7
à 12
ans
|
16
à 24h
|
résistante
|
Peinture
aux résines
de
caoutchouc
|
essence
|
7
à 12
ans
|
12
h
|
adhérente
|
Peinture
au ciment
|
Eau
distillée
et
alcool
|
5
à 7
ans
|
24
h
|
Très
poreuse
|
Peinture
aux
silicates
|
Eau
distillée
|
2
à 100
ans
|
2
h
|
Fine
transparente
|
Le
choix de la peinture est souvent déterminé par la nature du mur. Les peintures
au ciment de type enduit ou fluides s’appliquent directement sur le ciment, le
béton, la brique ou la pierre – même si le mur vient d’être construit – mais
pas sur une couche de peinture déjà existante. Les peintures acryliques ne
peuvent s’utiliser sur un mortier frais ; il faut attendre quatre semaines
au moins. Sur des briques vernies on utilise une peinture très adhérente, de
type polyuréthane. Sur une surface en acier ou autre alliage à base de fer, on
ne doit pas appliquer delà peinture diluable à l’eau. Les peintures d’extérieur
offrent généralement un choix de coloris assez limité et on est souvent obligé
de leur ajouter des pigments.
Cependant,
la quantité de pigment ne doit pas dépasser 10% du poids de ciment utilisé pour
l’enduit. Pour intensifier la couleur, on peut appliquer une couche de pigment
en l’enduit encore frais, avant de commencer à peindre. Il faut toujours
choisir des pigments en poudre fine qui se dispersent facilement et ne
provoquent pas de réaction chimique. On les mélange avec de la peinture claire
ou blanche en ajoutant un peu de savon pour que le mélange soit homogène.
Citons au passage quelques pigments couramment utilisés pour la peinture
murale :
-
le blanc de titane, couvrant et opaque, améliore les peintures blanches.
-
le jaune de titane, vif et opaque.
-
le jaune hansa plus foncé et plus transparent.
-
le jaune oxyde de fer, solide à la lumière.
-
le rouge oxyde de fer, existe en plusieurs nuances.
-
le rouge de Venise et le rouge anglais qui ont un bon pouvoir colorant.
-
le brun de Mars, peut être clair ou foncé
-
le noir de fer est intense, légèrement bleuté.
-
le violet d’Egypte ou violet neutre est très beau, mais un peu cher.
-
le bleu de phatocyanine existe en plusieurs nuances.
-
le vert de phtalocyanine très solide
-
le vert oxyde de chrome, opaque et résistant.
La
liste, exhaustive qu’elle est, j’ai tenu à donner ces indications qui
dirigeront avec un réel plaisir la postérité encline à la recherche et à la
découverte de nouvelles techniques, de moyens picturaux pour le progrès de la
science et particulièrement de l’art mural.
APPROCHE SOCIALE :
I DU ‘‘SET-SETAL’’ AU ‘‘SET-ART’’.
Dans
ce chapitre, je propose de contracter des entrefilets de coupures de presse,
des reportages de certains quotidiens nationaux (le soleil ; sud hebdo,
entre autres) et internationaux d’autre part sur le fait social que représente
le ‘‘set setal’’ et set’ art’’ confondus ; nous abordons tout d’abord le
détonateur du mouvement ‘‘ set setal’’ : - le facteur ordures :
formules et métaphores de toutes sortes sont scandées par les journalistes
attirer l’attention, sensibiliser les populations sur ce phénomène
urbain : ‘‘Dakar , un étouffoir’’ ; « Dakar , tas
d’immondices » « Dakar
envahie par les ordures » … Dakar est passée ç côté d’une catastrophe
nationale ; les populations et les autorités commencent à être conscientes
de la menace grandissante qu’accuse l’environnement de la capitale ;
jamais la ville de Dakar n’a été aussi sale ; des immondices à tous les
coins de rue, des dépôts anarchiques d’ordures même dans certains jardins
publics sans parler des marchés où on confond bizarrement étals et ordures
(sorte de denrées insolites), de détritus qui s’amoncellent renvoyant à une
atmosphère de cauchemar ; Dakar est en train de sombrer dans
l’insalubrité ; les banlieusards pataugent ; les voitures perdent
leurs pare – chocs dans des nids de pouls ; une montage d’ordures, inadmissible, barre
l’horizon. C’est impensable ! Voir des détritus en plein centre ville,
dans des zones névralgiques, sur la place de l’indépendance ? En 1984,
déjà la SOADIP part en grève ; on fit l’appel à la main d’œuvre pénitentiaire
pour pallier à la défection des forces de nettoiement ; rien n’y fait, le
mal persiste ! les problèmes démographiques furent soulevés ; la
population fut interpellée pour son engagement à trouver des solutions qui
s’imposent (planification familiale entre autres) ; malgré les discours
fleuves, les égouts que rien ne draîne, déferlent de leurs lits trop étroits
pour s’étaler sur la chaussée la zone dénommée « indigène » dont le
noyau central est la Médina, par opposition au quartier chic du Plateau bien
desservi ; la négligence sanitaire est imputable au fléau sécheresse qui
fait naître l’exode rural à des proportions considérables ; jamais le
dépotoir de Mbeubeuss (à 20 km de Dakar) n’a été si fréquenté : 960 tonnes
d’ordures par jour et évalué annuellement d’après certaines informations
médiatiques, 350.000 tonnes par an ; (Le cas de Mbeubeuss fut si alarmant
que le directeur de l’environnement, lors de la Fidak de 1991, a saisi l’Ecole
des Beaux-Arts pour l’élaboration de maquettes plastiques dans l’optique d’une
sensibilisation massive de la population visiteuse de ce stand-ENVIRONNEMENT…)
Dakar a trouvé sa saveur, après la disparition
tragique de « Set Wecc », « AUGIAS », « Investissement
humain » entre autres : le mouvement
populaire « Set Setal » (propre et rendre propre) vit le jour.
II
LE « SET SETAL »SE CONFOND A LA TENDANCE « SET’ART ».
Pour
être plus bref, et laisser place « aux MURS QUI PARLENT » au volet
« SET’ART », la population Dakaroise s’est mobilisée d’un commun
accord pour mettre fin à ce mal social né des ordures et d’un géant coup de
balais, de râteaux et de pelles, élimine le mal à la racine ; nous sommes
en septembre 1990 ; Dakar respire ; la saleté s’en va ; Dakar
renaît et cela ne s’arrête pas là ; des artistes apparurent dans le but de
participer à la fête ; ils louent leurs talents et sont finalement
rejoints par d’autres initiés ou non, des néophytes veulent, eux aussi, laisser
leurs traces, leurs marques , leurs empreintes indélébiles sur certains murs
nus de certains quartiers qui ne veulent pas être en reste ; les
organismes (O.N.G), les mécènes sortent de l’ombres, qui aident, qui,
encouragent, qui en profitent pour leurs projets en sollicitant certains
artistes talentueux à moindre coût ; cela galvanise la motivation ;
l’occasion fait l’affaire ; les
peintures à thèmes diversifiés pullulent.
Dakar
resplendit de rythmes sonores et d’harmonie ; les chanteurs populaires
s’en mêlent au moment où l’inspiration était bloquée : le
« Set » est lancé, leitmotiv de tous les jours.
Enfin
l’art se fraye un chemin dans le dur sécu quotidien de ces populations
agressées de préoccupations de survie domestiques entre autres ; les
jeunes se l’approprient, véhiculent les messages par le moyen de l’image-
prétexte ; les vieillards, les enfants et même les ménagères s’intéressent
à cette nouvelle forme d’expression pacifique et esthétique à la fois
La
peinture murale gagne son pari.
‘‘Qu’ils peignent de violentes abstractions ou la
noble élégance des cours d’amour, qu’ils sculptent le lion national ou des
monstres inouis, qu’ils dansent le plan de développement ou chantent la
diversification des cultures, les artistes négro-africain, les artistes
sénégalais d’aujourd’hui, nous aident à vivre plus et mieux.’’
Léopold Sédar Senghor
Je
ne permets de pendre, comme préface, une réflexion d’un aîné, Mamadou CISSE,
qui, dans son mémoire ; « fruits et légumes » session 1991, pose
le problème du ‘‘Set’ art’’ en ces termes ;
-
l’art et le « Set Setal » ; l’art précédé toutes les théories,
du moins aux époques de grande vitalité. L’expérience du Sénégal avec le
« Set Setal » est très édifiante. Le « Set Setal », au-delà
du besoin de soulager un environnement qui croûlait sous le poids des ordres,
soulève d’autres problèmes.
«Setal ! »
mot qui sonne comme une injonction, somme l’individu d’être pur avec lui-même
et avec les autres, dans ses actes de tous les jours, de s’humaniser comme si
on voulait effacer à jamais les évènements malheureux post-électoraux de 1988,
incidents Sénégal – Mauritanie, qui ont ébranlé notre quiétude habituelle.
Là
où le Set Setal » est passé, la marque de l’artiste reste indélébile.
L’art
doit occuper sa place véritable dans la Cité’’
Imagerie
populaire ?
Peinture ‘‘naïve’’ ?
Comment ne pas parler des peintres de rues,
« Set’artistes », des peintres décoratifs, des peintres qui n’ont
rien de naïfs, sinon une production foisonnante, art de commande, art de goût
du jour ; ce ne sont pas des artistes qui se prennent pour tels.
Ce
qu’ils appellent leur art « naïf », c’est la transcription de la
vie quotidienne. Ils affirment de pouvoir déformer à volonté cette réalité.
Cet
art « africain », « naïf », est immédiatement identifiable
à son environnement direct, ce qui le singularise des autres arts « naïfs »
étrangers :
(-
Paul KLEE, Jean DUBUFFET, Henri MICHAUX, Marc CHAGALL, arts des aliénés…).
Ils
peignent les rues, les murs, les édifices, les façades, le marché, la ville, le
village etc…
Beaucoup
de couleurs, de personnages, d’animaux, de mythes et légendes fantastiques…
C’est
une peinture que tout le monde peut lire.
Dommage
que les intempéries détruisent ces œuvres spontanées, qui s’effacent, craquèlent
pour laisser place à de nouvelles informations sur les murs : matières,
agrégats graphiques et chromatiques, taches- qui sont exploitables
plastiquement.
LES
BEAUX-ARTS PARTICIPENT A L’ELAN ARTISTIQUE : PAR DES REPARAGES ET RELEVES
PHOTOGRAPHIQUES
La
littérature sur le « Set Setal » vue et revue, ira en longueur, et je
prends le parti de l’amoindrir pour aborder l’essentiel de mon prétexte :
-
« Set’art »: - la dégradation de certaines fresques de Dakar.
(L’exemple
du quartier de Baobabs ; Cité- Célibataires 1990-1993).
PROSPECTION FAITE SUR L’ENSEMBLE DES FRESQUES
DE DAKAR
Des
réalisations composites furent faites (fresques et monuments) dans les
différentes disciplines fondamentales enseignées aux Beaux-Arts de Dakar, à
savoir, graphisme, couleur, volume.
PLAN DE TRAVAIL : REPARTITION DES
ZONES PAR DEPARTEMENT.
ZONE 1 : Mermoz, Ouakam, Amitié, Baobabs (mon quartier-cible),
Fann, Point E (environnement).
ZONE 2: Grand- yoff, Grand- Dakar, Sicaps, H.L.M.,
Hann Patte-d’oie (Art).
ZONE
3 : Guediawaye, Yoff, Parcelles assainies, Grand- Médine, H.L.M. Las palmas,
(Art).
ZONE
4 : Médina, Reubeuss ; Gueule Tapée, Colobane, Gibraltar,
Niayes-thioker, Plateau, (environnement).
ZONE 5 : Pikine, Thiaroye, Cité Sotiba,
Yarakh, (environnement)
« SET’ART ».
BILAN ET CARACTERISTIQUES DES REALISATIONS
DANS CERTAINS ZONES (FRESQUES,
STELLES, MONUMENTS).
GENERALITES : EXPRESSION ARTISTIQUE POPULAIRE.
Trois
mois durant, entre Septembre, Octobre et novembre 1990, nous avons assisté à un
mouvement populaire de grande envergure de nettoiement et de décoration de la
plupart des quartiers de Dakar dont nous portons une attention globale ;
et particulièrement le quartier de Baobabs :
-
Cité-Célibataires, qui est du reste une entité confondue dans une autre, se
caractérise par une forte concentration humaine et de l’exiguïté des
habitations, et de surcroît ses fresques ou images prétextes que j’ai
empruntés.
Les
différents départements issus des Beaux-Arts de Dakar (environnement et art)
ont pour objectifs l’amélioration, la conversation et la restauration de cette
imagerie populaire (l’ensemble des réalisations des « set’artistes »
qui se singularisent par des travaux en volumes, en couleurs et en graphismes,
sur des supports composites) Je tiens à saluer au passage, toutes ces bonnes
volontés qui n’ont ménagé aucun effort pour édifier ce travail de titan,
empreint de civisme, de spontanéité, de motivation, bénévolement, de dynamisme
de groupe ; car, pareille mobilisation populaire pour une cause commune
est un exemple qui sera à jamais incrusté dans les mémoires et servira de
tremplin pour les générations futures auxquelles la préoccupation première
sera, un environnement sain et attrayant favorisant le bien-être social.
J’ai
pu commencer mes investigations grâce à la collaboration de mes camarades des
Beaux-arts qui m’ont fourni, entre autres conseils et prospections, leurs archives,
leurs reportages écrits et photographiques.
CONSTATS RELEVES SUR CERTAINS QUARTIERS
On
remarque une absence massive de monuments et un nombre peu élevé de fresques
concentrées au niveau des H.L.M prés du lycée Maurice Delafosse (dessins au
trait faits sur des façades de maisons, sur des canaris, sur des pneus.)
-GUEULE TAPEE
Trottoirs,
poteaux électriques et troncs d’arbres sont peints d’une manière particulière
comme s’ils voulaient figurer le contraste simultané phénomène de perception de
la couleur : bleu- blanc ; rouge- bleu ; vert- blanc ; pour
la reproduction de photos, ils ne font que restituer. Ils se sont ingéniés à
employer toutes les couleurs du cercle chromatique évoquant la particularité du
contraste de la couleur en soi. Les thèmes sont : les portraits, scènes de
vie quotidienne à la ville ou au village ; les supports : arbres,
poteaux, trottoirs, p0neus assemblés surmontés de canaris ; famille des
matériaux usités : végétale, industrielle, thermique ;
-MEDINA
Présence
abondante de fresques plus patente dans ce quartier (est-ce à dire qu’ils ont
plus de contestations à formuler, de doléances à soumettre ?) ; la
diversité des thèmes en est une illustration sans équivoque : messages de
sensibilisation doublée de harangues ; un peu partout, on sent la palette
d’un artiste expérimenté qui surgit du lot ; les monuments sont comptés
mais relèvent d’une facture de bon goût et de finesse, de par leurs
emplacements et des matériaux qui les composent . On constate que les « set’artistes » n’ont pas
hésité sur l’emploi excessif de la couleur et des valeurs noir, blanc, gris.
Les matériaux employés sont de tous ordres : peau de chèvre, calebasses,
arbustes, gousse, coquillages, pierres, ciment, barils…
-REBEUSS
C’est le premier quartier que j’ai
ciblé dans ma prospection avec l’appui d’un élève du département
environnement ; personnellement, sur le plan affectif, j’étais curieux de
voir, de sentir, de toucher l’atmosphère, le cadre de vie grouillant et plein
d’anecdotes (mésaventures rocambolesques, repaires de brigands, insécurité et
tant d’étiquettes qui font hérisser les cheveux de la tête) ; à mon avis,
on en a trop rajouté quoique ce quartier se singularise par sa forte population
et ses constructions serrées, du fait de cette absence d’espace, les peintres
ont choisi d’accoucher leurs idées tout au long du mur du mur du stade Assane
DIOUF rue Belfort X Dial Diop parce que mieux fréquentée (une sorte de boulevard).
Par cette réalisation démesurée, les jeunes ont voulu sensibiliser les passants
sur leur caractère déterminé d’être des modèles de respect et de borne
conduite. L’intervention plastique est presque identique dans tous les
quartiers quoiqu’on sente ici et là le passage d’un ancien élève des
Beaux-arts.
Les thèmes reflètent, je le pense, le
sentiment de déculpabilisation :
- esclavage ; déforestation ;
maladies ; lutte contre la violence ; alphabétisation etc…
Ce serait, une répétition de parler de
cas par cas de tous les quartiers ; en outre, j’ai pris le parti de
n’aborder que ces quelques quartiers à problèmes sociaux même si je n’entre pas
profondément dans les détails (ce qui n’est pas mon propos ) ; sur
l’ensemble des réalisations, on sent une même facture dans l’exécution (malgré
l’action des artistes professionnels ). Dommage qu’il n’y ait pas eu un comité
de suivi.
RECENSEMENT DES THEMES PAR E.N.D.A TIERS-MONDE
SERIES
|
THEMES
|
EFFECTIF
|
%
|
||
A
|
LES héros et
l’histoire
|
44
|
13,2%
|
||
B
|
LA Région
|
39
|
11 ,7%
|
||
C
|
Thèmes
moralisants
|
15
|
4,5 %
|
||
D
|
Symboles, génies et fantasmes
|
27
|
8,1 %
|
||
E
|
La vie traditionnelle
|
41
|
12,3 %
|
||
F
|
Les animaux :
lions et autres
|
24
|
7,2 %
|
||
G
|
Les fleurs
|
8
|
2,4 %
|
||
H
|
Liberté et libération
|
25
|
7,5 %
|
||
I
|
Sport et art
|
14
|
4,2 %
|
||
J
|
Bandes dessinées
|
24
|
7,2 %
|
||
K
|
Enseignes commerciales
|
9
|
2,7 %
|
||
L
|
Themes: saleté-santé-enda
|
57
|
17,1 %
|
||
M
|
Abstraits
|
5
|
1,5 %
|
||
N
|
Autres
|
2
|
0,6 %
|
||
Totaux
|
334
|
100 %
|
|||
MONOGRAPHIE DU
QUARTIER CIBLE:
SICAP BAOBABS CITE CELIBATIRES
Dans
ce quartier, il faut faire preuve de beaucoup de tact pour arriver à recueillir
des bribes d’informations (suspicion et méfiance règnent en maîtresses). Il a
fallu que je me mette dans la peau du sociologue pour les inciter à
collaborer ; au niveau des Associations sportives et culturelles, j’ai
tout mis en œuvre pour gagner leur confiance ; il me fallait trouver les
photos des fresques réalisées en 1990 et avoir la permission du président de l’A.S.C
‘‘AIWE’’ et du représentant des jeunes de la Cité – Célibataires (où sont
concentrées les fresques à part quelques unes éparpillées sur certains murs du
quartier de Baobabs). Sous l’arbre à palabres, « leur parlement »
décida enfin de me mettre en rapport avec ENDA TIERS MONDE qui, du reste ne
délivre aucune forme de reproduction (films, diapositives, négatifs) sans le
consentement des « Set’ Artistes » , j’ai eu toutes les peines du
monde parce qu’au sein de Baobabs un artiste, du nom de Féféo, avait réalisé la
majorité des fresques mais a rejoint l’ermitage de Touba converti à la religion
musulmane et se détourna du monde ; pour celui-là aucune chance d’avoir
son aval. Le président de l’A.S.C ‘‘AIWE’’ prit son courage à deux mains pour
me permettre d’avoir accès en m’accompagnant à ENDA ; un des patrons me
mit en rapport avec leur photographie, nous sélectionnâmes les négatifs
concernent le quartier cible (impossible d’avoir d’autres quartiers) et nous
acheminâmes tous les deux (sous bonne escorte j’étais) vers un laboratoire. Ce
passage que difficilement j’arrive à oublier, reste gravé dans ma mémoire et
doit trouver place dans ce mémoire. Le quartier de Baobabs au centre Sud – Est
de Dakar, limité à l’Est par Grand – Dakar, à l’Ouest par l’aéroport Dakar
Ouakam et Sacré- Cœur, au Nord par les Sicap Liberté et Dieuppeul et au sud par
Karack, Mermoz – Amitié. La Cité Célibataires est tout à fait un quartier
dans un quartier. Sa superficie est de 11475 m² (voir plan de masse échelle
1 /1000) elle a la forme d’une navette spatiale triangulaire qui a échoué
au milieu de la Sicap
Baobabs ; deux cents deux familles habitent, agglutinées
dans des sortes de « baraques en dur » en forme de fromage de
gruyère de 45m de long sur 8 m
19 de large et hauteur de 5 m ; je m’arrêterai sur des données techniques
de mensurations particulièrement des murs qui m’intéressent au premier
chef :
-
‘‘ murs – démontables’’ en quelque sorte puisque faits de superposition de deux
à trois dalles qui s’imbriquent dans des poteaux en béton de 14cm
d’épaisseur ; les murs mesurent 6m14 de long sur 1m70 de large. Il existe
7 blocs d’habitation donc 7 murs autonomes qui ont été élevés par les populations
elles-mêmes avec leurs moyens propres : à l’heure ou je suis en train
d’écrire, ils viennent de recevoir la réponse de la Sicap pour que cette cité
soit en location – vente ; depuis le départ des militaires qui
l’occupaient depuis sa mise en fonction en 1954, des habitants de toutes les
ethnies du Sénégal (manjaak, jolaa, cap – verdiens, baynouk, mankaagne, wolof,
peul), se sont donnés rendez – vous dans cette cité pour partager le même sort de laissés pour compte,
de contestataires, de ’’réfugiés’’ , de classe défavorisée, d’indigents et j’en
passe… Malgré toutes les difficultés de survie, ils se sont tous ceints les
reins, sans même demander l’avis du clef de quartier, pour demarer eux aussi
l’opération ’’set Setal ’’ en aidant, soutenant et encourageant les jeunes, qui souls
d’enthousiasme et de reconnaissance, travaillent nuits et jours en accrochants
des lampes sur les murs pour terminer les fresques : c’était le 8 novembre
1990 cité – célibataire (la cité perdue).
Les
jeunes se sont répartis en groupe ou plutôt en travaillant comme à l’usine, à
la chaîne : les meilleurs, représentant des silhouettes, des formes, des
animations de surface au trait de contour foncé sur le mur avec le crayon, ou
le charbon ; ils passent quelques taches de couleurs pour localiser la zone
à peindre ; c’est en ce moment là, qu’entre en jeu la seconde vague des
peintres de tout acabit ( professionnels ou novices) tout le monde veut y
laisser son anagramme. Ils mettent la musique pour mieux adoucir les mœurs et
apaiser la fatigue ; les tambours de quelques casamançais retentissent se
confondant en notes dissonantes des cassettes de ‘‘set’’ entre autres. La fête
se terminera tard dans la nuit.
Les
fresques sont prêtes. Elles furent belles, d’harmonie, de formes, et de
couleurs vives reflétant les différentes personnalités qui se sont manifestées.
Thèmes
divers : naturalistes, mythiques, imaginaires, sports, musiques entre
autres. J’en ai profité pour choisir deux images qui m’ont les plus
impressionnées de par leur expressivité, leur caractère fantastique et la
dimension plastique qu’elles dégagent.
SIMILITUDES
RELEVES DANS L’ART
POPULAIRE SENEGALAIS
Au peinture sous verre
SENEGALAIS
C’est
un art populaire au même niveau que le ‘‘ Set Art’’ même s’ils se différencient
à leurs supports – verre et murs ; ils se retrouvent dans la décoration,
et la diversité des thèmes. La peinture sous verre a été toujours vivante dans
les esprits, pouvant me télé porter dans la chambre de ma grand - mère dont la préoccupation de femme oisive
était de s’évertuer à collectionner, un antiquaire, ses « Suweer »
caractéristiques de thème traditionnels qui alimentaient sa nostalgie de femme
du monde aimant les anciennes coiffures de ‘‘Soxna’’ : les ‘‘ Nguuka’’, ‘‘
jamono Kura’’ entre autres.
Le
sous-verre ne se cantonne pas à représenter des figures (portraits sur commande
ou de marabouts), il rend compte au niveau de la représentation imaginaire et
du rêve, des préoccupations, des coutumes des habitudes quotidiennes du petit
peuple des villes, des villages, mais aussi de ses aspirations profondes, de
ses croyances religieuses et mythiques, de son passé, de ses légendes. Venu
d’orient, probablement arabo-berbére, cet art s’est rependu avec
l’urbanisation. Dans l’histoire de l’art, la peinture sous verre apparaît comme
un art essentiellement populaire. Il existe en Europe centrale, en Roumanie ou
il est très prisé ; dans les provinces de l’est de la France ; dans les pays
du Moyen orient ; dans le bassin méditerranéen ; dans le Maghreb,
notamment en tunisie. Diffusé en Afrique noire, éparpillé dans les pays de la
diaspora, il constitue actuellement une des formes les plus vivantes de l’art
des Antilles.
TECHNIQUE DE LA PEINTURE SOUS
VERRE
La
technique s’appelle ‘‘ sous – verre ’’ ou ‘‘ fixé ’’ ; le procédé consiste
à fixer sur des plaques de verre de petite dimension un dessin, souvent
reproduit en plusieurs exemplaires à partir d’un model sur carton ou papier,
plus ou moins librement (interprété).
Le
dessin est ensuite peint de couleurs vives (peinture à l’eau et plus tard
l’emploi de la peinture à l’huile locale industrielle). Encadré sommairement,
il est présenté à la vue surface lisse (non peinte) le côté peint étant protégé
par une feuille de papier ou de carton. Technique simple de reproduction, elle
n’exclut cependant la création ni dans l’interprétation du modèle, ni dans le
choix des couleurs. Au Sénégal, les artistes (Sérigne NDiaye ; Azou Bade
entre autres…) tendent à plus d’innovations et de créativité dans leurs
projets. Les couleurs peuvent être conventionnelles ou répondre à un code plus
ou moins contraignant surtout dans le cas des séries religieuses. Les
principaux foyers de cet art sont les quartiers populaires de Dakar, Saint
Louis, Diourbel, Kaolack… Le public européen s’en est saisi. Cet art gardera –
t – il encore son qualificatif d’art populaire ?
SOURCES ET
THEMES
Classement
des Réalisations d’après les sources d’inspiration
1)
les grands des
thèmes religieux d’inspiration islamique
a)
cycle coranique
(le prophète de l’islam)
b)
cycle
mouridique (sujets propres au Sénégal)
c)
représentation
de scènes de l’islam au Sénégal
2)
cycle
historique et légendaire - Héros de
l’histoire nationale les héros et les combats.
3)
Cycle
mythique : monstres et génies fantastiques
4)
Cycle des grotesques :
scènes d’humour
5)
Le cycle ‘‘
ornemental ’’ : paysages et animaux
6)
Scènes
champêtres
7)
Les
portraits : sur commande ou imaginés.
Portraits
sur commande ou portraits idéalisés, souvent d’une grande finesse de
réalisation, ces portraits sont parfois des chefs – d’œuvre rendant
admirablement l’élégance, l’expression des visages. C’est la preuve que la
peinture sous verre n’est pas seulement un art ‘‘ naïf ’’ mais qu’il est
capable de rendre avec une extrême délicatesse les nuances les plus subtiles.
APERCUS SUR L’ART
CONTEMPORAIN
SENEGALAIS POUR CLORE CE VOLET SOCIAL.
‘‘
Assane Seck, (Ministre d’Etat à l’époque, chargé de la culture du Sénégal) a
fait une histoire intelligence et pleine d’émotion de l’art sénégalais. Pour
notre part, il nous revient de faire face (la biennale DAK’ART en est une
preuve édifiante) et de voir, ou commencer à voir, un art plastique étranger en
concept et en réalisation auquel les yeux de l’occident sont habitués. Le
développement de l’art sénégalais contemporain est surprenant. Peu de pays font
irruption dans l’histoire contemporaine comme le Sénégal, mû par l’élan culturel
et le respect de ses traditions anciennes. Il serait injuste et superficiel de
tomber dans la tentation de juger selon les canons occidentaux, cet art à la
fois jeune et ancien.’’ Jacques LASSAIGNE : ‘‘ les forces spirituelles
d’un peuple mettent parfois des siècles à veiller dans le silence, le
recueillement de leurs catacombes impose, et brusquement elles entrent dans la
modernité avec vigueur millénaire mais sous des formes nouvelles et
différentes’’. La renaissance des arts au Sénégal s’inscrit dans un ensemble
d’événements historiques et culturels qui l’explique et dont elle reste
inséparable, n’est ce pas un point commun à relever par analogie au sursaut du
mouvement
‘‘
Set Art ’’ qui a voulu substituer la violence qui s’installait en une forme
d’expression plastique qui inhibe toutes veilleités agressives. ‘‘ Les artistes
sénégalais d’aujourd’hui, disent, chacun, dans un style absolument personnel, leur
façon d’appréhender le monde. Ils éprouvent tout comme les écrivains de la
négritude ce ‘‘ besoin d’identité, élément essentiel de dignité et
consubstantiel à l’homme. ‘‘ Ils prouvent eux aussi dans leur langage propre
l’arrogance de cette entreprise génocidaire qui a consisté à ‘‘ couper les
racines qui les lient à leur histoire, à leur patrimoine éthique et culturel.
‘‘ La liste étant exhaustive, je relève au passage certains artistes sénégalais
qui se singularisent de par leur maniéré de s’exprimer – Amadou BA et Abdoulaye
KEBE dont leurs œuvres ressemblent à s’y m’éprendre à la facture des ‘‘
primitifs – naïfs ’’ des Klee, Dubuffet, Chagall et le style linéaire du dessin
d’enfant.
-
Alioune Badiane dans ses compositions textiles en ‘‘ patch – work. ’’
-
Alpha Waly Diallo, des artistes sénégalais dans ses compositions narratives
illustrant des scènes
Historiques.
-
Papa Ibra TAAL et ses arabesques, ses rythmes ‘‘ cosmiques ’’ ( à Saint-louis,
il a réalisé une peinture murale sur la façade du centre d’Elevage en 1964.)
D’autres
se sont penchés sur la peinture murale ou la décoration d’intérieur (vitrines)
je citerai EL hadj Sy, Souleymane KEITA, Sérigne NDIAYE entre autres…
APPROCHE SCOLAIRE
LE DESSIN D’ENFANT
A
propos du dessin et de l’art, Pablo RUIZ Blasco Picasso (cubiste) disait, je
cite ‘‘ toute ma vie d’artiste, n’a été qu’une lutte continuelle contre la
réaction et la mort de l’arts.’’
Plus
profondément encore, visitant une exposition de dessins d’enfants, il
déclara :
‘‘
A leur âge, je dessinais comme Raphaël, mais il ne fallut toute une existence
pour apprendre à dessiner comme eux. ’’
Cette
reconquête de la naïveté première, du paradis perdu, est une expression
poignante du drame de notre civilisation avancée.
Au
travers des approches (historique et sociale) abordées plus haut, il était
question de l’homme confronté à ses besoins d’expression, à des matériaux, des
techniques, des supports, ( mur particulièrement, du fait de la peinture
murale) éclairé en cela par l’histoire de l’art. Pour cette dernière approche,
scolaire, touchant l’Education artistique au premier chef, nous allons nous
appesantir sur l’homme en devenir, l’enfant, qui nous est confié et qui, hormis
nos préoccupations pastiques personnelles, est le centre de nos préoccupations
psychopédagogiques pour l’appréhension de l’espace : ( ESPACE ET
GRAPHISME)
Considéré
comme la relève de demain, l’enfant, est le point de mire de toutes
institutions et de toutes les sociétés ; dans un esprit analogue, on a vu
se créer et s’imposer en notre siècle, la tendance dite ‘‘ naïve ’’,
spontanéiste, en vérité assez différente. Une autre forme ‘‘ primitive ’’ de
l’art a suscité un intérêt très tendu, le dessin d’enfant. Des expositions se
sont multipliées en tous pays sur ce thème ; un film intitulé ‘‘ les
primitifs du XIIIéme arrondissement fut réalisé en France. Baudelaire disait déjà : ‘‘ l’enfant voit tout en
nouveauté, il est toujours ‘‘ ivre ’’, avide. Le génie n’est que l’enfance retrouvée.’’
Aussi, la fraîcheur, grâce imaginative, la fantaisie des créations du premier
age ont pu paraître la source de l’art authentique (considéré comme produit de
l’esprit, sa manifestation), bien qu’il ne s’y manifeste encore aucune
personnalité. L’art même, de certains adultes célèbres tels Paul KLEE, Amadou BA, Marc Chagall, Jean Dubuffet
et beaucoup d’autres de peu de talent, se rapproche sensiblement de ces
balbutiements ingénus (c’est le cas des
‘‘ set artiste ’’, spontanéistes et libres dans leur représentation linéaire
des formes, insistant sur la vigueur du trait de contour renvoie au graphisme
linéaire chez l’enfant). Enfin l’art des aliénés (manière particulière
d’expression) a vivement préoccupé les esthéticiens ; (on peut faire
référence au mémoire d’Alassane Sow traitant de l’accoutrement du fou,
E.N.S.E.A. session 1992), et même d’autres artistes de notre temps. On sait que
le problème des rapports de l’art et de la folie fut à l’ordre du jour au début
du siècle. Le cas de certains peintres anormaux, angoissés, tels Van Gogh, Séraphine,
Kubin, a contribué à faire penser que l’art est proche de la démence. En 1946,
à l’Hospital Sainte-Anne, une exposition d’œuvres d’aliénés suscite une vive
attention. Le foyer de l’art brut,
dirigé depuis 1947 par André Breton, père du sur-réalisme, Jean Paulhan, Jean
Dubuffet, s’est livré à une enquête systématique sur les travaux des médiums et
des fous. Le symbolisme sur leurs œuvres, leur développement de l’automatisme,
cher aux surréalistes, leurs inventions hallacinantes, ont été l’objet de recherches,
voire d’initiations. Des artistes, des écrivains, tels Henri MICHAUX et Jean
COCTEAU ont crée sous l’influence des stupéfiants des dessins qui ont eu un
grand retentissement. On a espéré y trouver la méthode d’un art nouveau d’une
intensité encore jamais atteinte. Cependant, ces tentatives limitées ont semblé
vite s’épuiser. Hormis le dessin d’enfant, l’art des fous, d’autres influences
ont encore agi sur les arts de moins en moins séparés des autres activités
humaines, celle de la musique, des sciences théoriques et de leurs applications
pratiques, particulièrement le développement de la civilisation mécanique.
LE
DESSIN D’ENFANT
Le
dessin d’enfant est une manière essentiellement éducative, libre, aide à
retenir l’attention, à préciser la pensée en l’associant aux autres jeux
(tachographie, empreintes, pochoirs..) et en profitant de l’attrait naturel de l’enfant pour la
couleur. Les premiers travaux manuels de l’enfant ne sont que du dessin
matérialisé où entrent petit à petit, le sentiment de la mesure, de
l’exactitude, un amour propre de petit créateur fabricant qui développe la
faculté d’observation, la mémoire des formes et des couleurs. Le dessin
apparaît comme un moyen efficace de conquête du monde extérieure et en
l’associant étroitement au langage, il permet de dégager plus vite la
personnalité de l’enfant. Faire du dessin non pas un art d’agrément, mais un
instrument général de culture et comme un renfort de plus pour le jeu normal de
l’imagination, de la sensibilité et de la mémoire. Le dessin permet d’orienter
l’enfant bien doué vers les métiers qui réclament de la finesse, de l’invention
une grande sûreté de coup d’œil et de précision et voilà l’enfant prêt à
affronter sans hésiter sa future réalité sociale dont il aura la charge. Nous
ne devons pas considérer le dessin d’enfant comme le témoignage de son
imperfection et de ses manques, on doit lui reconnaître son spécifique propre.
Le jeune enfant, en fait ne cherche pas à représenter le vrai, encore moins à
créer le beau ; il veut simplement s’affirmer, définir et s’approprier. Il
faudrait donc abandonner l’idée d’un enseignement du dessin sacrifiant aux
caprices du don. Certains enfants sont doués pour les activités déterminées ;
ils assimilent ou créent tout naturellement pendant que leurs camarades peinent
ou abandonnent. Il faut en tenir compte dans les exercices proposées, afin
d’éviter le blocage et le découragement ; (les stages que nous avons subi
sont édifiants au moments où le titulaire de la classe nous libère la
« matiére-enfant », nouvelle expérience à réussir : mettre en
place des aptitudes, des savoirs, des pouvoirs …). Selon certains normes, 4 ou
5 enfants peuvent être considérés comme doués sur un groupe de 30 ou 40 ;
abandonner ainsi les autres à de maladroites initiations, constitue un pénible
gaspillage. Il faut donc tenter par un enseignement différencié, d’inverser les
propositions faisant appel à des facultés plus générales, on peut obtenir un
résidu de 3 ou 4 irréductibles forts intéressants d’ailleurs sur le plan
psychologique ; le reste, c'est-à-dire la majorité sera composée de
réalisateurs dotés de qualités très diverses :
-
Simplistes, naïfs ou compliqués, méticuleux, sensibles, simplificateurs,
imaginatifs purs ou méthodiques, etc… ; ce qui interdit d’ailleurs de
définir péremptoirement ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, au risque de
tout gâcher, de heurter des sensibilités, des émotifs qui vont recroqueviller
dans leur coquille.
EVOLUTION
DU DESSIN D’ENFANT
Dans
l’étude des stades d’évolution du dessin d’enfant, nous retiendrons deux étapes
essentielles :
-
Le réalisme intellectuel, entre 4 et 10 ans.
-
Le réalisme visuel, à partir de 10 ans.
A
– Le réalisme intellectuel.
Durant
cette période, l’enfant dessine, l’objet, non ce qu’il voit, mais ce qu’il
sait ; apparaît ainsi le phénomène du rabattement et de la transparence.
*
La transparence : l’enfant représente ce qu’il sait « être
dedans » (par exemple la représentation d’une maison avec tout le mobilier
intérieur vue de l’extérieur) ; il représente les choses telles qu’elles
sont en réalités, mais telles qu’elles apparaissent.
*rabattement : c’est le fait de tout rabattre au même plan
dévoilant ainsi la multitude de points de vue où se place d’enfant ; les
multitudes facettes de l’objet et surtout le désir de représenter le maximum
d’informations sur un même dessin, dur un même espace. C’est ainsi une négation
ou une méconnaissance de l’espace perspectif réel, pour une perspective
affective.
Le
rabattement et la transparence sont des étapes inéluctables du dessin d’enfant.
B
– Le réalisme visuel : dans cette étape, l’enfant essaie de
dessiner conformément à la réalité, se rapprochant ainsi de la manière de
dessiner de l’adulte ; ce qui l’accompagne d’un apprauvissement de la production.
C’est la période des stéréotypes, des modèles figés. Cette période est la plus
propice pour introduire les techniques plastiques et enseigner le dessin
proprement dit.
ANALYSE
DU DESSIN D’ENFANT
La
classification des différents stades du dessin d’enfant qui va du gribouillage
jusqu’aux réalismes, intellectuel et visuel, semble considérer cette évolution
comme un processus statistique, qui conçoit le dessin à partir de la notion de
réalisme, c'est-à-dire de son terme final (représentation de la réalité
quotidienne). L’intérêt que se manifeste pour la psychologie de l’enfant,
conduit à étudier les modes d’expression des premier âges de la vie (jeux,
dessin libre, car l’enfant y accomplit une véritable création ; il peut
exprimer tout ce qu’il a en lui quand il crée que quand il imite ou copie. Il
nous donne sa vision du monde et nous renseigne sur sa personnalité propre.
L’enfant, devant un support, dessine, mais surtout des personnages ; (cela
ne fait – il pas penser à des anologies dans la représentation des rupestres et
des « set’ artistes » ?) ; il ne les dessine pas tel qu’il
les voit, mais tels qu’ils les conçoit lui-même en fonction de son degré de
maturité psychomotrice.
Ainsi
donc, son schéma corporel, détermine ce que sera à chaque âge, sa figuration de
bonhomme : une illustration de la projection de l’enfant sur le son
dessin.
Dans
tous les cas, le dessin libre (personnages ou objets…) permet toujours
d’apprécier le mode perceptif du sujet particulier (degré de perfection, équilibre
général, richesse des détails etc…) cependant, le dessin ne compte, pas
seulement des éléments formels, parce qu’à côté de la forme, il y a le contenu,
et dans ce contenu s’exprime, quelque chose de la personnalité toute entière.
Le dessin spontané ou dessin libre, en dehors du niveau intellectuel et du mode
de perception du réel qu’il nous révèle particulièrement sa vie
affective ; pour une approche plus rationnelle donc du dessin d’enfant,
une étude du contenu semble plus importante que celle de la forme pour François
MINKOWKA (le dessin d’enfant) : « le dessin d’enfant exprime
bien autre chose que son intelligence ou son niveau de développement
mental ; c’est une sorte de projection de sa propre existence et celle des
autres ou plutôt de la manière dont il se sent exister lui-même et les autres.
« Toujours selon François MIKOWSKA, l’étude des dessins d’enfants nous
conduit inévitablement au cœur même des problèmes qui se posent pour lui de son
histoire des situations qu’il vit ».
III-
EVOLUTION MENTALE ET CARACTERISTIQUES DES DESSINS D’ENFANTS
Nous
nous intéressons à l’enfant, de la fin de ce qu’on appelle la période
sensorimotrice, qui va de la naissance à deux ans jusqu’au début de la
préadolescence, c'est à dire à onze ans.
-
De la naissance à un an : il n’y a trace de la voix qui peut être assimilé
au premier tracé graphique ; à cet âge, il ne réagit que selon les bruits
qui lui parviennent.
-
A partir de un an : le désir de tracer quelque chose par lui-même et pour
lui-même fait que l’enfant réagit comme les primates. Il a toujours tendance à
saisir toute chose qui est susceptible de laisser une marque pour faire du gribouillage.
-
de 18 mois à 2 ans : l’enfant commence à organiser sa pensée.
-
à partir de 2 ans : qui est ici le début d’une évolution nommée phase de
la pensée préopératoire qui a entre autres caractéristiques celles d’être
colorée d’égocentrisme ; en ce qui concerne le tracé graphique, courbes et
angles apparaissent.
-
entre 2 et 3 ans : survient une brève période de crise de personnalité
liée à la marche, liée aussi à la distinction que l’enfant fait de plus en plus
des êtres qui l’entourent, notamment la place que les membres de la famille
occupe coïncide avec le désir de fermer courbes et angles l’enfant commence à
avoir la notion de point de départ et de point d’arrivée ; le rond, le
rectangle, le triangle s’imposent de plus en plus. Il faut préciser, au passage
que les différents chiffres avancés, servent d’indicateurs évolutifs que de
normes intangibles.
-
donc entre 3 et 4 ans, s’amorce le rapport de l’enfant au langage ; on
notera dans les premiers moments le passage graduel d’un monologue égocentrique
au monologue collectif ; en ce moment, l’enfant ne communique ni pour
parler, ni pour penser, ni pour échanger des idées ; il communique pour le
plaisir de jouer. D’autre part, c’est à cette étape que se situe le début des
jeux d’initiation, qui sur le plan du langage vont consolider les rapports de
l’enfant à la langue. C’est à partir de cet âge de 4 ans que le griffonnage
commence à s’organiser. Les dessins deviennent de plus en plus lisibles. A cet
âge, l’enfant aime être observé et apprécié.
-
de 4 à 6 ans : on pourra retenir que la période de 4 à 6 ans verra
l’enfant l’acheminer vers une stabilité affective et vers une certaine
expansion ; c’est généralement en ce moment que se produit un événement
qui n’est jamais sans importance, il s’agit de l’entrée à l’école.
L’écriture
commence à devenir cohérente. A cette période précise, le dessin se situe dans
le fait que ce qui est dehors et ce qui est dedans apparaissent. C’est ce que
nous nommons « le sentiment du dedans et du dehors ». Sous
l’influence de l’école, le groupe commence à se former ; l’imagination de
l’enfant baisse parce que l’école repose sur des règles.
L’enfant
a envie de tracer les choses de façon droite et tout à fait schématique.
-
développement de l’enfant de 6 à 11 ans : c’est le début d’une étape
évoluant prés la préadolescence ; dans cette grande période, il faut
insister sur l’étroitesse des liens entre le développement intellectuel et le
développement social. Il est important de retenir de cette étroitesse que le
développement social a entre autres avantages chez l’enfant, défavoriser
l’épanouissement de l’intelligence. A cet âge, la combinaison de lignes courbes
et de lignes droites, entraîne l’apparition du bonhomme, du soleil, des animaux
etc… Le soleil c’est déjà l’utilisation de l’espace. Le bateau apparaît, ainsi
que voiture, avion, oiseau, en un mot, l’enfant commence à aimer ce qui bouge.
Donc par cette étude psychologique du dessin d’enfant, il est clair que
l’éducation artistique ne peut se faire qu’après observation du groupe
d’enfants tant sur le coté social que sur le plan des ages. Il faut d’autres
part noter que l’éducation artistique comporte deux dangers :
-
la spontanéité pure et le directivisme absolu
a)
– La spontanéité pure.
Il
n’est pas question de dire aux enfants, exprimez-vous ! C’est aller à
l’aveuglette ; pour cela, il faut qu’il y ait intensions au départ, des
objectifs et les moyens à mettre en œuvre pour atteindre par le biais des
normes proposées par l’Education Artistique ; il faut avoir une nette
connaissance des disciplines, graphisme, couleur, volume, histoire de l’art,
sans lesquelles tout enseignement plastique est voué à échec.
b)
– Le dirigisme absolu.
Un
cours d’Education Artistique n’a pas de sens s’il n’y a pas d’expression. La
spontanéité est un phénomène que l’on cultive ; il faut éviter d’imposer
des règles et méthodes dogmatiques ; tout est question de tact ;
l’enfant représente les objets c’est un témoignage de son état mental ;
pour avoir plus de franchise dans l’expression, il faut que l’enfant soit de
toute contrainte, tout en l’encourageant, le guidant, l’incitant par des
propositions allant dans le sens de ses arpirations de ses capacités, le
surveillant avant qu’il ne glisse dans un état anarchique. En éducation
artistique, il n’y a pas de modèles miracles, ni de techniques pédagogiques
toutes faites, appropriées, au contraire, c’est une perpétuelles remise en
question de l’enseignant changeant de stratégie devant la situation éducationnelle
qui s’impose à lui (niveaux des élèves ; diverses personnalités entre
autres…) Ce qui doit compter pour l’enseignant, quoique cela lui coûte, c’est
d’avoir la satisfaction de voir les enfants s’exprimer
plastiquement,s’extérioser… la raison de résultats observables, quantifiables,
est évidente lorsque le catalyseur, le guide, qu’est l’enseignant arrive à
créer une situation motivante, en utilisant les phénomènes historiques (thématiques)
qui participent de la socialisation de l’enfant parce qu’issus de son milieu
culturel (famille – société) : par exemple, nous somme en période de
Tabaski en ce mois de Mai 1993 ; le professeur peut demander à chaque
élève de représenter son mouton (dessin d’imagination – invention ou mémoire)
et après découpage induel des dessins ; ils feront un collage collectif
sur un panneau faisant décor pour la classe : un ‘‘ daral ’’ ou foire aux
moutons. Il faut toujours entrenir un dialogue entre élèves et élèves –
prof ; éviter les jeux de valeurs et les frustrations, ainsi que les
critiques qui offusquent. L’Education Artistique n’est rien d’autre qu’un moyen
d’expression dans une gamme infinie d’autre moyens que sont la danse, la
musique, le sport, la littérature, le théâtre… tant et tant de moyens
d’expression artistique qui concourent à l’épanouissement et l’élévation
culturel de l’enfant.
EDUCATION
ARTISTIQUE ET
THEME
Ma préoccupation première (mis à part la
stratégie de l’expression, par un réinvestissement des acquis plastiques et
pédagogiques) fut de mettre en évidence les domaines d’interrogations liés au
thème ‘‘ set art ’’ : - la dégradation de certaines fresques…) et
conjointement à l’Education Artistique (matière d’enseignement trônant à
l’assemblée des disciplines d’éveil tout comme la musique, la danse, le
théâtre, l’éducation physique…) Les objectifs généraux de l’Education
Artistique pourront mieux illustrer nos propos et éclairer les voies et moyens
à mettre en œuvre. L’Education artistique est une activité d’éveil à dominante
plastique. Elle doit viser la sensibilité à l’égard de l’environnement (les
choses les plus banales, les plus ordinaires, qui nous échappaient, que nous
ignorons, qui passaient « inaperçues », deviennent visibles et
pleines d’intérêt plastique du niveau de notre perception visuelle et tactile,
gustative, olfactive et auditive, grâce à une bonne éducation de la
sensibilité ; aux Beaux-Arts on apprend à mieux voir à mieux percevoir, à
mieux appréhender le réel pour le transposer…
PHENOMENOLOGIE
DE LA PERCEPTION
Percevoir
c’est identifier, interpréter, choisir. Toute perception est une façon de
saisir le réel de l’organiser. C’est dés l’enfance que nous devons sensibiliser
les êtres à leur environnement (un mur cadavérique ou bourré d’affiches
lacérées de taches d’empreintes, de vestiges hétéroclites, sera perçu
différemment par un profane et ou un artiste en herbe.)
Pour
mieux percevoir ce qui nous entoure, il faut que nos sens en soit éduqués par
l’observation, nous avons une connaissance syncrétique, floue, de notre milieu,
une sensation très vague des choses. Dans la perception courante nous percevons
mal, la vérité profonde du monde nous échappe. Dans l’Education Artistique, la
perception mérite d’être reconsidérée.
La
perception courante est une perception utilitaire. Elle vise la préhension
immédiate, elle est pragmatique ; elle est en rapport avec la réalisation
banale. Devant l’étal de la marchande ce que nous percevons ce n’est pas la
cohérence naturelle dans l’agencement des volumes et interaction des
couleurs ; au contraire, notre désir de consommateur prime sur notre
perception artistique ; et pourtant, les « Natures mortes »
font partie des plus belles œuvres produits par l’homme ; c’est aussi le
cas des « nus » de la peinture et de la sculpture ;
lorsqu’un personnage est rendu dans toute sa nudité avec une note artistique
assez poussée, le côté érotique demeure certes, mais tout l’aspect vulgaire
s’estompe. La perception esthétique alors se cultive ; elle vise une
interprétation esthétique fondée sur le goût, le beau mais non sur une
perception erronée et anarchique de l’art. Avancer dans la connaissance
artistique suppose que l’on sache arranger, classer, identifier l’histoire des
œuvres. Nous ne sommes pas spontanément sensibles aux œuvres d’art ; il
faut une sensibilisation, une familiarisation par l’apprentissage, pour être
perceptible à la création artistique. Et pour cela, l’environnement culturel et
social est important. Le spectacle est dans la rue ; comment percevoir la
dégradation des fresques du « Set’ Art » ? Par la vision :
-
ESTHETIQUE : une œuvre peinte se présente comme un assemblage de forme et
de couleurs sur une surface qui peut être plane (tableau, toile) ou à trois
dimensions (par exemple, les voûtes de la chapelles SIXTINE décorées en trompe
l’œil par Michel-ANGE).
Quand
les éléments d’une image picturale représentent des objets de notre perception
visuelle commune (un arbre, un visage, un paysage…) qu’ils soient ou non
déformés, la peinture est dite figurative ; elle est non figurative dans
le cas contraire.
-
L’hédonisme visuel.
*
La vision : il ne saurait y avoir d’émotion picturale créatrice ou
spectatrice pour un aveugle, la peinture est avant toute chose, un art qui
s’adresse à la vue. L’organe de la vision est l’œil : la lumière provenant
d’un objet lumineux (par lui-même ou éclairé par une source) est reçue à
travers un système optique relativement simple, sur la rétine où elle excite
des cellules nerveuses spécialisées (cellules en cônes ou bâtonnets) ; ces
excitations sont transmises par l’intermédiaire des nerfs optiques jusqu’à des
couleurs c'est-à-dire une perception relativement élémentaire à des dimensions.
Les impressions visuelles, (formes subjectives émanant de la perception des
matières graphiques et valeurs colorées émises par suggestion à travers
l’espace environnemental : murs cadavériques, entre autres…), tout comme
les impressions tactiles ne sont jamais isolées, ni indépendantes.
Une
tache verte ne fournit pas la même impression selon qu’elle se détache sur un
fond bleu ou sur un fond rouge (contraste simultané) ; la couleur perçue n’est
pas identique dans les deux cas, même s’il s’agit bien de la même couleur verte.
Outre les formes bidimensionnelles et les couleurs, la vue nous permet aussi de
percevoir la troisième dimension, c'est-à-dire le relief des objets et leurs
distances relatives. Nous possédons en effet, normalement des yeux, dont chacun
fournit une image des objets vus, c’est la superposition de ces deux images,
légèrement décalées, l’une par rapport à l’autre, qui donne l’impression du
relief.
D’autre
part, les efforts musculaires inconscients que nous accomplissons pour
accommoder dans le cas de la vision à distance, la comparaison de l’image d’un
objet à celle d’un autre dont les dimensions réelles sont connues, et des processus
psychophysiologiques complexes qu’il y a pas lieu de décrire ici, nous
permettent d’apprécier les distances et le distinguer dans notre champ visuel
plusieurs plans, dont les plus rapproché est appelé le premier plan.
* Forme représentative de la perception
visuelle. L’importance de la vision dans la représentation que nous faisons du
réel est un tact à distance ; la vision du monde est un apprentissage
quotidien, indispensable à l’autoconservation. Comme l’homme se méfie à juste
titre, de l’illusion des sens, il a tendance à compléter ses information
visuelles soit en les précisant par des perceptions tactiles, soit en les objectivant
grâce à la photographie.
Les
qualités sensibles des choses étaient fragiles, relatives, fugaces, changeantes
comme le temps sur les murs de nos cités.
* Fonction affective de la perception visuelle.
Cette
vision a pourtant sur nous autres des effets affectifs que l’on peut brièvement
classer en trois catégories :
-
il existe une satisfaction visuelle, tout comme il y a un plaisir gustatif,
olfactif, ou tactile ; mais à la différence des autres sens, la vue est
fortement intégrée dans nos habitudes sociales.
-
les satisfactions visuelles en rapport avec la libido.
-
la vue est par excellence le sens des hallucinations.
Les
rêves et les délires des hommes se déroulent comme un film mental.
Ces
hallucinations visuelles sont en général, des images imprécises et mouvantes
qui peuvent naître naturellement (sommeil, rêve) ou bien artificiellement (sous
l’emprise de drogues diverses, alcool, substances hallucinogènes) ou encore à
la suite d’une mise en condition de l’attention imaginative. Le contenu symbolique
de ces images explique leur puissance affective et conjuratoire ; il est
en rapport avec l’inconscient individuel, mais aussi avec l’inconscient
collectif.
HISTOIRE DE L’ART
Influences,
références à certains courants et tendances artistiques.
Mahomet
disait : je cite : « Si tu as besoin de la connaissance,
cherche-la partout, même jusqu’en CHINE. (P.S.L) ».
Ceci
est le leitmotiv qui affermit ma volonté, ma curiosité et ma soif de savoirs.
JOHANNES
ITTEN professeur au
Bauhaus (en Allemagne) disait à ses étudiants : « Si, sans
connaissance, vous pouvez créer des chefs-d’œuvres en couleurs, alors vous
n’avez pas besoin de la connaissance. Mais si vous en êtes incapables de par
votre manque de connaissance, alors vous devriez rechercher la
connaissance. » Une compréhension de l’art contemporain permet au
chercheur de se situer dans cette pléthore de courants, de mouvements, de
tendances, d’académies entre autres et de désir lucidement celui qui est
conforme à son projet, et analogue à sa démarche. Mon choix en dernier recours
est déterminé par une norme chronologique, progressive, du fait de ma démarche
personnalisant les moyens d’expression dont je dispose en partant de l’histoire
vers la poésie esthétique (Faire sentir), en définitive vers l’expression.
(Ref. « Le coloriste-conseil »)
Mon
point de départ sera l’expressionnisme pour aboutir à l’expressionnisme
abstrait en passant par le tachisme, le dadaïsme, le surréalisme, . . .
-
L’expressionnisme. Ce mot ne désigne ni une école, ni un groupe
d’artistes, ni même un mouvement déterminé comme l’impressionnisme, le fauvisme
ou le cubisme. Il exprime une tendance très générale répandue
simultanément dans plusieurs pays d’Europe, surtout de 1890 à 1930. Le mot a
été crée par les allemands et répandu par HERWARTH WALDEN, éditeur de la revue
DER STURM qui désigne par lui toutes les manifestations révolutionnaires de
l’art entre 1910 et 1920. On peut considérer l’expressionnisme comme
représentant une tendance surtout nordique, qui met l’accent sur la violence
spontanée et révoltée de l’inspiration, en réaction contre les recherches
esthétiques de l’impressionnisme et même du cubisme, sur l’autonomie
plastique et la déformation du style et sur l’individualisme des créateurs,
poussés volontiers aux limites de la folie.
A
ce propos, je voudrai attirer l’attention sur la similitude entre la tendance
expressionniste et la tendance artistique du « Set-SETAL » à laquelle
j’assimile le vocable de « Set’art » ; à l’image des
expressionnistes, les « Set’artistes » ont transposé leur trop plein
de hargne et de violence contenue lors des événements sanglants de 1988, sur
les murs de leurs villes en peignant, gribouillant, dessinant comme des fous,
des thèmes spontanés…
Tous
les autres payes ont plus ou moins,subi les contrecoups de cette effervescence,
par exemple la Hollande
avec SLUYTERS et TOOROOP, la suisse avec AUBERJONOIS, L’Espagne AVEC SOLANA, la
guerre civile de ce dernier pays a inspiré au meilleur de ses fils, PICASSO, LE
FAMEUX Guernica que l’on peut considérer comme une œuvre majeure de
l’expressionnisme moderne. (1937). En définitive, il apparaît que le mouvement
expressionniste constitue le ferment le plus constant et le plus vigoureux de
l’art de ce siècle, comme aussi d’ailleurs de la littérature et de la musique,
parralélement aux recherches d’art pur et désincarné, dont il représente la
contrepartie nécessaire. Le souci des sources de l’art conduit encore à la
prospection d’autres domaines, restés jusque – là étrangers ou relégués aux
oubliettes par certains instituts ou ‘‘ BEAUX – ARTS’’. L’art populaire et
folklorique, (référence à l’imagerie populaire au Sénégal qui est notre propos,
nous permettent de faire le tour d’horizon avec un certain plaisir de toutes
les sources de l’art, incontournables, le pour sa compréhension et l’acquition
de connaissances artistiques…), & été l’objet de recherches scientifiques.
Des Musées considérables, dans tous les pays et particulièrement, le Musée des
arts et tradition populaires à Paris, lui ont été consacrés. La richesse de ses
inventions décoratives, la fraîcheur de son imagination ont séduit les
artistes.
- Le Tachisme.
Ce
mot assez vague a désigné des peintures très différentes. Au XIXéme siècle on a
dénommé ainsi en Italie une école réaliste, les MACCHAIUOLI, qui pratiquaient
une virtuosité académique. Le mot s’est appliqué aussi, péjorativement, aux
divisionnistes. Plus récemment, il a trouvé une nouvelle faveur pour qualifier
certains aspects de la peinture abstraite, il a retrouvé une nouvelle faveur
pour qualifier certains aspects de la peinture abstraite, mais sans s’appliquer
précisément à aucun groupe particulier.
En principe, le Tachisme signifie l’application de taches de couleur, traitées
pour elles –mêmes, indépendamment du motif représenté.
-
WASSILI KANDINSKI – (1866 à Moscou – 1944).
Son
premier sursaut, c’est sa vision ‘‘ tachiste’’ des impressionnistes. Il crée
les fondements de la méthode abstraite ; en 1914, le groupe ‘‘BLAUE
REITER’’ (ou cavalier bleu) avec FRANZ MARC, autre peintre abstrait… selon KANDINSKY :
‘‘ l’art est un produit de l’activité de l’esprit, c’est pourquoi, il n’est pas
indispensable qu’il s’intéresse à des objets concrets réels ; mieux même,
son contenu devra être aussi immatériel que l’esprit dont il émane : - en un
mot, il sera abstrait. ‘‘ Le tableau doit donc être, une œuvre jaillie de la
pure imagination de l’artiste ; le seul danger qui subsister c’est
l’intuition profonde livrée à elle –même ; l’imagination peut produire des
œuvres belles mais dénuées de significations et qui risquent de n’avoir qu’une
simple valeur décorative.
L’art
n’est pas une création sans but, mais une force servant à développer et à
affirmer l’esprit de l’homme. C’est le pain quotidien de l’âme. L’artiste doit
avoir quelque chose à exprimer ; Ce qu’il dit et la manière de la témoigner, lui est révélé
par une voix intérieure qui donne à l’œuvre d’art sa beauté. – JACKSON POLLOCK
peintre américain (Tody Wyoming, 1912 – Southampton 1956). Sa vocation
artistique s’éveille en 1925 ; il poursuit des études à NEW – YORK 1929,
influencé par la peinture folklorique. Il découvre ensuite la peinture sur
sables des indiens d’Amérique, les (fresquistes mexicains, et dessine d’après
les maîtres du baroque européen. A partir de 1936, il peint des toiles d’un
expressionnisme violent, participe au fédéral arts Project, qui le familiarise
avec la fresque. Après 1940, il exécute des œuvres mythodques un peu fluences
par PICASSO, ou les forme disloquent dans l’espace : PASIPHAE (1943),
TOTEM 1 et 2 (1944) ; des lors, il développe des recherche de peinture
automatique qui aboutissent en 1947 à la pleine possession de son écriture. Il
invente des procédés originaux, appliquant d’immenses toiles contre la paroi du
mur ou par terre. Au d’user de palette ou de brosse, il pratique le ‘‘
dripping’’, se promenant sur la toile avec des boites percées de trous, d’où
s’écoule la peinture. Bien que Max Ernst ait revendiqué la paternité de cette
technique, c’est POLLOCK qui l’a développée et en a tiré des résultats les plus
significatifs : Cathédrales (1977), saison d’été (1948), Brouillard de
lavande (1950), Rythmes d’automne (1950)… ces toiles gigantesques présentent
des enchevêtrements de lignes, d’épaisseur variable, qui occupent toute la
surface et suggèrent des mouvements furieux. Les dernières œuvres de cette
série, comme n°29, peint sur verre, mêlent à la peinture des coquillages, des
clous, des morceaux de grillage… De 1950 à 1952, POLLOCK peint en noir et
blanc, pratiquant un expressionnisme délirant (écho, 1951, n°7 ; 1952). Sa
toile abîme (1953) offre un trou noir sur fond blanc. Puis, il revient aux
formes circulaires ou certains trouvent une analogie avec les rythmes du
jazz :
Océan
couleur grise. Emporté par un processus créateur dévorant et destructeur, ce
peintre de tempérament frénétique passe par des périodes d’angoisse et
d’inaction, et finalement se tue tragiquement dans un accident de son auto
lancée à toute vitesse. Créateur de ‘‘ JACKSON POLLOCK incarne la furie d’une
races enivrée d’immenses espaces et le drame d’une civilisation déchaînée. Son
œuvre a donné conscience à la peinture américaine, de son autonomie et
représente l’affirmation de l’école de New – York.
- Projection
Un
procédé nouveau de peinture, pratiqué depuis la dernière guerre, consiste à
peindre avec des boites percés de trous par ou s’écoulent des couleurs
liquides. Le peintre français MAX ERNST, qui s’était réfugié aux Etats – Unis
pendant la seconde guerre mondiale, a revendiqué la paternité de ce procédé,
mais celui – a été développé essentiellement par l’américain la paternité de ce
procédé, mais celui – ci a été développé essentiellement par l’américain
JACKSON POLLOCK, qui lui a donné, sous le nom ‘‘ d’action painting’’, un grand
retentissement, l’esprit de cet artiste est d’ailleurs différent de celui des
surréalistes, qui ne cherchaient en le pratiquant que des effets de hasard.
POLLOCK s’en servait pour couvrir d’immenses toiles étendues sur lesquelles il
se déplaçait avec rapidité, exprimant avec un lyrisme furieux l’immédiateté la
plus rapide.
- Le Surréalisme
Le
dernier en date des grands mouvements esthétiques révolutionnaire du XXéme siècle,
la succédé au Dadaïsme (de Tristan Tzara). Le surréalisme s’intéresse
d’ailleurs autant à la philosophie, à la poésie, à la politique qu’aux Arts,
mais réserve à ceux-ci une place importante. Son origine officielle date de
1924, avec la publication du manifeste surréaliste par ANDRE BRETON, qui en fut
l’animateur, le théoricien et le chef de fille intransigeant. La définition
qu’il en donnait alors, est la suivante : ‘‘surréalisme psychique par
lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit par
d’une autre manière (plastiquement), le fonctionnement réel de la pensée’’.
L’autre élément essentiel de cette doctrine est le culte du merveilleux (cher à
l’enfance). ‘‘Tranchons – en dit, encore ANDRE BRETON, le merveilleux est toujours
beau ; il n’y a même que le merveilleux qui soit beau’’. Les premiers
adeptes du surréalisme furent : PAUL ELUARD, LOUIS ARAGON, PHILIPPE
SOUPAULT, JEAN ARP, MAN RAY, JOAN MIRO, qui sont des dissidents du dadaïsme qui
ont rompu avec TRISTAN TZARA en 1922 et conservent de ce mouvement l’esprit de
révolte contre l’ordre social et moral, mais qui veulent en tirer des conclusions
positives et refaire cet ordre moral et social. De plus, leur culte du rêve, de
l’instinct, du dépaysement systématique, ainsi que les antécédents qu’ils se
cherchent chez les maîtres les plus fantastiques du passé montrent en eux une dernière
floraison du romantisme…
Les
principaux faits du surréalisme sont, en 1924, la présentation du ballet relâche,
de FRANCIS PICABIA. EN 1925, la première exposition d’ensemble des surréalistes
réunit MAX ERNST, JEAN ARP, MAN RAY JOAN MIRO, PABLO (RUIZ BLASCO) PICASSO qui
s’est rallié un moment à eux, et CHIRICO, leur grand prédécesseur. Cette année
– là, Breton prend la direction de la revue la REVOLUTION SURREALISTE
ou expose notamment MARCEL DUCHAMP, l’un des précurseurs du mouvement. RENE
MAGRITTE SE joint au groupe, puis SALVADOR DALI. En 1929, ANDRE BRETON publie
le second manifeste du surréalisme, exclut un grand nombre des ses amis. De
nouveaux membres rejoignent le surréalisme : GIACOMETTI, BRAMER, PAALEN.
En
1935, le mouvement a conquis une manifestation à COPENHAGUE, BRUXELLES (réf.
Groupe COBRA) Londres, puis au japon et au chili. Plusieurs expositions furent
organisées par ANDRE BRETON et les quelques amis lui sont restés notamment
BENJAMMIN PERRET sur le thème ‘‘ EROS’’…
L’action
du surréalisme dans les arts s’est exercée par des personnalités importantes,
surtout MAX, ERNST, JEAN ARP, ANDRE MASSON, usant de techniques extrêmement
variées, mêlant la peinture, la sculpture, le collage sous les formes les plus
diverses, cultivant systématiquement la surprise et l’effet scandale, adoptant
tous les procédés modernes, voire académiques. On peut distinguer deux
tendances majeures : la recherche du choc immédiat qu’ARP atteint par la
précision élémentaire ; MAX ERNST, par la fantastique du hasard ;
JOAN MIRO, par la transcription du mouvement intérieur ; ANDRE MASSON, par
l’écriture inspirée et frénétique. L’autre voie, est la conquête d’une réalité
imaginaire par la représentation hallucinée. Le premier maître, CHIRICO, avait
obtenu dans ce sens des réalisations magnifiquement plastiques. SALVADOR DALI
s’est attaché à l’évocation méticuleuse d’images obsessionnelles ; YVES
TANGUY, un des meilleurs peintures du groupe à l’exécution minutieuse de
paysages intérieurs et oniriques ; RENE MAGRITTE, à l’inversion des lois
physiques par des images purement réalistes…
LES COLLAGES – DEFINITION
On
appelle collages, les compositions obtenues par assemblage sur support – plan
(ou espace – plan) de matériaux divers tels que :
-
papiers, cartons, tissus, objets fabriqués, éléments naturels etc… (Des
matières). La colle (à base de résine, gomme arabique, bouillie de farine ou
amidon, duliant + polystyrène entre autre…) sert en général de liant, mais
d’autres modes de fixation (pointes, vis, rivets, etc)
Sont
nécessaires quand on traite de volumes importants :
-
bas-relief : ouvrage de sculpture dont les figures ne forment qu’une
légère saillie ;
Hauts-reliefs :
morceau de sculpture ou les figures se détachent presque complètement du fond.
Volume :
espace tridimensionnel qu’occupe un objet ; ensemble dans lequel on peut
entrer, tourner autour, voir tous les côtés, il peut contenir quelque chose,
protéger. Une feuille découpée, pliée, froissée devient un volume suivant ses
plans d’ombres et de lumières.
HISTORIQUE – EN ORIENT
Les collages relèvent d’une tradition
médiévale (relative au Moyen âge : période se situant entre l’Antiquité et
l’époque moderne) ; au japon, les plus anciens remontent au Vaintiéme siècle après Jésus Christ ; ils servaient
et servent encore de support aux calligraphies ( grec : Kallos :
beauté ; graphien, écrire, art de former d’une façon élégante et ornée les
caractères de l’écriture). Des artisans spécialisés mais resté anonymes,
collaient des papiers de soie teintés sur du papier fort (marouflage) et
tiraient parti de ces arrangements pour indiquer au pinceau des paysages, des
fleurs, des oiseaux, un semis d’étoiles découpées dans les feuilles d’or et
d’argent complétait le tout (voir l’emballage des boites de cigarettes vides) ?
Sur ces collages précieux, les calligraphes écrivaient alors des poèmes aux
règles strictes.
EN OCCIDENT.
La
pratique des collages est beaucoup plus récente ; ce n’est guère qu’en
1912 que les cubistes Georges BRAQUE et Pablo Ruiz Blasco PICASSO ont utilisé
les premiers collages de papiers divers (papiers peints, journaux, faux –
marbre, faux – bois, etc ; juan gris, aux boites d’allumettes, paquets de
tabac, tickets de métro, scuire, sable,… etc.
-
Chez les cubistes, les collages ont surtout une valeur plastique parfois
allusive ; avec le mouvement DADA, ils prennent une importance essentielle
et presque toujours provocante ; ce ne sont pas toujours des papiers, mais
des objets à trois dimensions ; les rapprochements inattendus d’éléments souvent
très banals (ordinaires) étonnent et inquiètent à la fois ( sortent de
l’ordinaire).
Marcel
DUCHAMP et francise PICABIA oeuvrent dans l’esprit futuriste ; tandis que
Valentine HUGO, René MAGRITTE et bien d’autres créent des comsitions vraiment
surréalistes. A Cologne, dés 1919, Max ERNST réalise des collages de papiers et
met très vite au point des montages fantastiques à partir de gravures désuètes ;
les séries intitulées :’’ une semaine de bonté’’ ; ‘‘ sept éléments
capitaux’’ ; ‘‘ histoire naturelle’’ constituent des réussites
incontestées.
-
les peintres abstraits ont apporté une contribution décisive à la technique des
collages. En 1913, Sonia DELAUNAY compose une reluire originale pour les ‘‘
paques’’ de Blaise CENDRARS. Sophie TAEUBER et jean ARP utilisent les
ressources des textiles que ARP abandonne assez vite pour des collages à
reliefs importants. Les collages sont un entretien avec la matière. Ces
tendances s’épanouissent après la deuxième guerre mondiale. Les meilleurs
représentants des écoles de paris et de NEW – YORK utilise des matières et des
supports très divers. Les abstraits géométriques comme Vasarely, lyriques comme
Georges Mathieu, pratiquent cette technique en respectant le plan du tableau.
Piaubert, avec des sables et des graviers ; Burri avec des matières
plastiques fondues ou brûlées suggèrent la 3eme dimension. Enfin, à coté des
abstraits préoccupés surtout par des problèmes formels que les collages
résolvent avec élégance, une nouvelle génération retrouve, sans toujours l’avouer,
l’esprit surréaliste ; les éléments utilisés, objets de séries dérisoires
et bon marché tels que jouets, ustensiles ménagers et autres, ont mission
d’accuser la pauvreté spirituelle de notre civilisation de ‘‘ gadget’’. Ainsi
en cinquante ans, les collages, qui relevaient plutôt des activités enfantines,
sont entrés dans le domaine des arts plastiques (particulièrement dans la
peinture ou j’axe le plus mon dossier plastique). Utilisés avec discernement,
ils apportent un mode d’expression nouveau aux possibilités illimitées. Ils
constituent une fin en soi dans une peinture ou ils interviennent comme élément
essentiel ou secondaire de la composition. Les collages sont aussi moyen
d’approche et de recherche pour la mise au point d’une esquisse dont le rendu
sera exécuté dans un matériau très différent, pour la marqueterie, la
tapisserie etc… qui sont du reste autant d’ouvertures de niveau social.
TECHNIQUES DES COLLAGES
-
support : un papier fort sans grain ou mieux du carton lisse. La carte
gratter convient parfaitement ; on peut aussi utiliser du bois
(isorel ; contre – plaqué) ou un tissu à texture régulière (feutrine).
-
COLLE : de préférence à prise, excluant une mise sous presse, (ma manière
d’exécution à cause de la lente adhésion de la bouillie de farine pour être
plus prés de la nature) les colles
cellulosiques ou vinyliques sont les plus pratiques. Les collages sur
tissu nécessitent une colle spéciale qui n’enlève pas sa souplesse au support.
-
OUTILS : brosses plates ou spatules pour étendre la colle ; ciseaux
ou canifs pour les découpages éventuels.
MATERIAUX :
il est pratiquement impossible de dresser une liste complète des matériaux
utilisables. Le sujet proposé, les ressources et les techniques doivent guider
le choix comme dans le cadre des domaines d’interrogations liées à la
décoration (matériaux tramés de préférence pour rehausser l’intérêt de la
composition). On peut théoriquement tout fixer sur un support rigide et plan,
mais il vaut mieux utiliser des éléments plus souples que le support et dont la
surface d’encollage soit lisse et relativement grande. Les papiers possèdent
toutes les qualités requises. On peut obtenir des résultats très variés en
tirant parti des papiers découpés ou lacérés, opaques ou transparents, mats ou
brillants, lisses ou froissés, blancs ou teintés, unis ou imprimés etc…
Les
cartons lisses, ondulés, les plastiques, les cuirs, les bois déroulés, les
raphias, les ficelles, les allumettes, les graines plates, les coquillages,
etc…, conviennent aussi, mais nécessitent parfois une mise sous presse de
quelques instants.
Utilisation
des collages.
-
En peinture
-
Arts graphiques
-Décoration :
Les
collages sont employés pour la mise au point d’esquisse, pour la réalisation de
panneaux décoratifs ; mosaïque de tissu ; marqueterie ; costume
et décors de théâtre ; maquettes en volume ; etc…
DOSSIER PLASTIQUE
PLAN D’ETUDE
Phase
descrip
-tive
1.
choix de 2
Images
–
Prétextes
-
raisons :
Expressivité ;
Symétrie
2
dessin
D’observation
agrandissement
A
main levée
Par
effet
Perspectif
3.
contraste
De
la couleur
En
soi.
-Aplat ;
lavis
-Frottage
(pastel)
-collage
4.
histoire de
L’art :
Référence
Express-
Ionnisme.
|
PHASE
Expérimentale
1.
choix :
Image
Symétrique.
2.
répétition
(séries,-
Stylisées)
3.
décalo-
Manie
des
Séries.
4.
Recherche
De
matières :
De
valeurs ;
-Estampage ;
Estompage ;
Mélanges
-couleurs ;
Valeurs ;
Imprimés ;
5.
Actions
Manipulatoire
(psycho
–
Motricité)
-
destruction
Par :
Décalcomanie
Déchirure
Adjonction
(la
série ou
Détail)
6.
histoire de
L’art
Influences.
-Max
ERNST
(Décalco-
Manie,
frott-
Age)
-Jackson
POLLOCK
(projection ;
Gielure…)
-Surréaliste
Et
express-
Inniste
–
Abstrait
-Kandinsky
(abstraction)
7.
Animation
De
surface.
|
Phase
Expression
1.
choix :
Support-
Souple
Papier
-réflexion
Sur
les
Autres
-exploita-
Tion
des
Modifica-
Tions
du
Support,
(froissé,
Mouillé,
Brûlé,
Déchiré…)
2.
RAPPORT
DETAILS/
SUPPORTS
-collage
par
Marouflage
-compo-
Sitions
ou
Animations
De
surface
.suggestion
De
sensa-
Tions
D’espace…
-par
séries
Et
variation
Apréhen-
Sion
de
L’espace…
Moyens :
Principes
Et
lois
Décoratifs
3.
TECHN-
IQUES
–
MIXTES :
-collages
–
Arrachage
-frottage
et
Grattage
-décalo-
Manie
-tachisme,
Coulée,
Aspersion
4.
Equilibre
Entre-
Automa-
Tisme
Et
intention
|
DOSSIER
PLASTIQUE –PHASE
DESCRIPTIVE 1ére ETAPE
1.
Choix d’images
– expressivité et symétrie
2.
Dessin
d’observation – agrandissement par carreaux par effet perspectif – images –
prétextes : 1et2
3.
techniques
Mixtes – Aplat –
Lavis.
-
pastel (frottage)
Collage
(sciure de bois ; papier froissé.)
4.
Histoire de l’art : référence :
Expressionnisme.
Approche
plastique ou annonce du dossier
Après
une période enrichissante individuelle ou collective avec les encadreurs, les condisciples,
période d’observation, d’échanges, de suggestions, de renforcement des pré
requis plastiques dans toutes les disciplines fondamentales (graphisme,
couleur, histoire de l’art entre autres),
Voilà
venu le moment le plus âpre : se prendre en charge, s’assumer
plastiquement et pédagogiquement et pourtant moment qui permet à l’étudiant de
mieux apprécier ses moyens et ses aspirations en réinvestissant ses acquis
durant son cursus, par la manipulation de matériaux les plus divers possibles
dans le but d’en choisir, faire la part de choses, se les approprier et cherche les voies et moyens de leur
appréhension afin d’aboutir à des réalisations authentique,originales,
autonomes, personnalisées.
Par
cette approche, il est plus aisé de déceler sa personnalité qui permet
d’extérioriser sa propre expression artistique et déterminer sa démarche. Mon
dossier plastique est subdivisé en trois phases : la première annonce la
thématique d’une manière descriptive et évidente, la seconde est transitoire et
expérimentale, présentant les moyens d’expression et les procédés et
techniques ; la troisième est expérimentale, présentant les moyens
d’expression et les procédés et techniques ; la troisième est expressive,
mettant en branle l’imagination créatrice et l’appréhension de l’espace plan et
des moyens de dire nos préoccupations plastiques et pour cela les facultés
psyco-motrices, affectives et cognitives sont les plus sollicitées…
INFLUENCES
‘‘
Copier les autres est nécessaire, a-t-il dit, mais se copier soi-même, voilà
qui est tragique’’.
Pablo
RUIZ BLASCO PICASSO (1881 Malaga Espagne)
En
Picasso, on relève d’innombrables influences que l’artiste a lui-même avouées (Toulouse
Lautrec ; certains impressionnistes ; Paul CEZANNE (l’annonciateur du
cubisme) ; Nonnel entres autres… à travers ce qu’il était convenu
d’appeler ses
Périodes
– ‘‘bleue’’ – ‘‘rose’’
-
« verte » Cette citation de Picasso servira à justifier l’audace que
j’ai eu à copier les « set’artistes » en détruisant leurs œuvres (à
l’image du temps destructeur, transformateur à l’image de ces passants anonymes
qui laissent leurs vestiges, leurs traces, leurs présences, leurs empreintes
choquantes à l’image des Dadaïstes de Tristan TZARA qui voulaient détruire tous
les musées… De cette destruction, je soutire les résidus d’informations
plastiques pour construire en les extériorisant mes préoccupations
conceptuelles).
Aperçu
historique de l’image prétexte :
Après l’invention de l’alphabet, on continue à mêler les signes abstraits (non
figuratifs) de l’écriture, aux dessins concrets qu’ils explicitent aux yeux des
initiés. Le christianisme, tout en discréditant l’antiquité païenne, lui
emprunte son graphisme pour ses propres besoins (viraux, fresques). Après des
siècles d’insécurité barbare, la chrétienté commence à affirmer sa foi par la
parole et un grand nombre d’images.
L’iconographie
médiévale dure bien au-delà de l’invention de la typographie par Gutenberg qui
perpétue d’abord le souvenir des manuscrits. L’histoire est faite par et pour
une minorité et les Beaux Arts et les lettres ne touchent pas un peuple qui vit
encore à l’heure d’un colportage moyenâgeux et d’une imagerie populaire
campagnarde. Le XIX éme siècle s’industrialise. L’imprimé se répand et avec lui
l’image. Un esprit satirique et volontiers frondeur fait le succès de toute une
littérature en images que développe le journal. Les enfants voient naître des
spectacles, des livres et une presse pour eux, dont l’instruction obligatoire
accroît le nombre. Le cinéma, à partir de 1944
vient confirmer la révolution photographique. A une nouvelle façon de voir
correspond désormais une nouvelle façon de lire que l’industrie
cinématographique impose partout vers les années 30. L’influence du cinéma
change le style des bandes dessinées. Celles-ci adoptent le point de vue de la
caméra (dessins animés). Le raz de marée des images amène la télévision à
assumer la fonction feuilletonesque du récit qu’assumait depuis cent ans
l’imprimé. Cela provoque la bande dessinée contemporaine à accuser son
originalité et à exploiter des possibilités d’un nouvel humour graphique.
L’imagerie populaire sénégalaise (l’ensemble des réalisations plastiques faites
par les « set’artistes ») dans le subconscient collectif,
n’est-elle pas interprétée comme un substitut de : (la bande dessinée
(histoire en images : moyen d’expression et de communication) ou de l’affiche),
qui permet de raconter par la peinture, sur les murs de leurs rues, leurs
histoires, leurs craintes, leurs idéaux, leurs sentiments et sensations
émotionnelles par le truisme de l’image ? N’est-ce pas une manière de
faire une transposition de leurs problèmes et aspirations au mieux être en
images, par les fresques.
L’IMAGE. IMPORTANCE
L’image
est instrument et objet de culture : (la culture dans le sens de l’ensemble
des structures sociales et des manifestations artistiques, religieuses,
intellectuelles qui définissent un groupe, une société par rapport à une
autre) ; ceci explique en partie l’intérêt suscite en 1990par les
« set’artistes » pour l’image employée à outrance : qui d’une
manière évocatrice et expressive, qui, comme moyen de propagande pour dire
leurs aspirations sociales notamment ; l’exemple des jeunes regroupés en
A.S.C à la Cité
Célibataires du quartier de Baobabs qui se sont levés comme
un seul homme pour assainir leur cadre de vie agressé par la promiscuité
facteur de dégradation sanitaire, pour embellir cette cité par le biais de la
peinture murale avec de maigres moyens glanés par ci par là (brosses prêtées
par des badigeonneurs ; peintures obtenues grâce à de bonne volontés
nanties ; supports murs assemblés par le moyen de dalles recyclées et
jointes grâce au savoir-faire et l’esprit créateur de ces jeunes volontaires et
déterminés). Pour en revenir à l’image (mon prétexte et moyen plastique
d’expression par modifications) aux Beaux Arts de Dakar, malgré le fort attrait
pour les matériaux récupérés et recyclés, il faut souligner l’importance d’un
enseignement de et par l’image (enseignement de l’image par l’étude de la forme
en général – Morphologie ; et enseignement par l’image, mon parti pris,
par laquelle j’assois ma démarche plastique et desservir des implications
pédagogiques.
DESSIN
« Le
dessin importe par sa force une image qui démunit la raison Il est
l’intransigeante affirmation de ce qu’il restitue. Il faut que l’œil se joue
aussi des lettres pour se sortir du sortilège. Le regard démultiplie l’écartèlement
des corps, leur donne autant d’indicibles échos ; il s’épuise dans
l’interprétation. Le mot devient composition. « Vladimir VELICKOVIC
(dessin et collage).
DOSSIER
PLASTIQUE – PHASE
DESCRIPTIVE.
IMAGE
– PRETEXTE1.SEMIOLOGIE.
ANALYSE.
Le
choix de cette image n’est pas fortuit ; il relève de plusieurs
facteurs :
-
l’espace – perspectif ; - l’espace – couleur ; - l’espace –
graphisme.
L’espace
– perspectif est une vue perspective à un point de fuite (dans la rue Eddie du
quartier de baobabs) ; l’intérêt non négligeable de l’angle de vue lié à
une bonne prise de vue photographique est rechaussé par un plan d’ensemble du
paysage ; la forme symétrique est au premier plan et tend à se déformer du
fait de l’effet perspectif ; au second plan se situe le paysage rural et à
l’arrière plan les habitations de la cité – célibataires ; la profondeur
ou l’éloignement est évident du fait des trois fuyantes passant successivement
sur le mur et le dallage du trottoir coupées dans leur course par la ligne
d’horizon fictive. Voici un exemple typique de composition sur un espace – plan
(à deux dimensions, longueur et largeur) et par le biais de la perspective,
rendre la troisième dimension, suggérée par un effet de profondeur. La
perspective est la science qui consiste à représenter les choses nom comme ils
sont en réalité, mais tels que leur position nous les fait paraître ; elle
est basée sur l’observation ; pour dessiner, il faut tenir compte :
de la ligne d’horizon (ligne fictive située à la hauteur des des yeux ; du
point de fruite ou point de convergence de fuyantes.
*l’espace
– graphisme ; après avoir délimité les plans par des contrastes de lignes (différentes
directions : verticales, horizontales, obliques, on entre dans la phase de
représentation par la technique du dessin d’observation qui exige :
-
l’étude d’un certain nombre de rapports entre les dimensions ( le tracé des
directions et des formes permet d’établir la silhouette du volume considéré,
ainsi que les éléments visibles contenus dans cette silhouette architecturale
que je suis en train d’agrandir à main levée.
-
la mise en application des connaissances acquises par l’étude de la perspective
citée plus haut.
-
l’observation et la représentation des plans d’ombre et de lumière qui n’est
pas le cas dans cette phase descriptive. J’ai mis l’accent sur trait de contour
pour donner, nom seulement des limites aux représentations figuratives mais
surtout pour accentuer l’effet expressif des formes volumétriques occupant cet
espace. L’intensité du trait noir tend à dramatiser le facteur expression.
*L’espace
– couleur :
-
la couleur – psychologique qui relève de la perception visuelle, permet de
traduire des états d’âme : des personnalités par l’emploi du contraste de
la couleur en soi naissant quand des couleurs pures sont employés en
groupements multicolores ( constat plus net sur l’image – prétexte N°2),
L’équilibre
des valeurs, noir et blanc augmente la vivacité de l’effet créant un ensemble
harmonieux. La lumière et la couleur sont deux moyens puissants d’expression.
Les effets lumineux de l’éclairage du soleil suggèrent une atmosphère calme contrastée
par l’expressivité de la forme symétrique au premier plan du mur. La qualité de
la lumière (soleil, lampe, jour nuageux) peut exprimer aussi des idées, des
sentiments, des états d’âme divers.
La
quantité de lumière peut jouer un rôle dans les nuances expressives du thème.
La couleur représente un moyen d’expression plus
concret. Il existe une série d’études sur la psychologie de la couleur, sur les
harmonies, sur le symbolisme expressif de certaines couleurs ; quelques
exemples subjectifs : le jaune et le rouge représentent la santé, le
pouvoir, la passion ; le vert, l’espérance, l’immortalité, la
victoire ; le bleu, le repos, la pureté, l’intelligence, la froideur.
Finalement, le ton peut aussi dramatiser le contenu expressif de la
composition. Les possibilités expressives de la lumière de la couleur et du
ton, créent et dramatisent l’atmosphère pour une vitalité de composition.
N’oublions pas aussi que des jeux d’ombres et de lumières sont des moyens de
base pour dramatiser le facteur expression.
Ce
n’est qu’en peignant, éclairé par la théorie relative à la couleur ( ses
contrastes, ses harmonies, ses variations, leur interaction…) que l’on peut découvrir avec un certain recul
les secrets du monde coloré, en observant, comparant des exemples de thèmes
colorés ; à chaque thème son accord de couleurs correspondantes ;
cela conduit à reconnaître que le goût subjectif ne suffit pas toujours pour
émettre un jugement collectif et juste sur la couleur. Cette phase de
présentation m’a permis de ramasser les prés – requis liés au thème. Dessin
d’observation ; lecture d’une image (représentation des êtres et des
choses par les arts graphiques, les arts plastiques, la photographie, le film,
etc…) ; emploi de la couleur ; appréhension de l’espace – plan.
FICHE TECHNIQUE :
IMAGE –
PRETEXTE 1
ITEM :
Etre
capable de faire un agrandissement par effet perspectif, à partir d’une photo
de 10 * 15cm sur support en papier (affiche récupérée) de 201 * 152 cm.
Etape
A. schématisation. Structuration de l’espace – plan
-
Mise en plan du point de fruite hors de l’espace – plan ; passage d’une
ligne d’horizon à travers ce point de fruite. Tracer les fuyantes partant du
point de fuite ; situer le point principal de vision à la périphérie de la
forme symétrique ; tracer des verticales partant d’une fuyante ;
installer schématiquement les formes à représenter à main levée ; éliminer
ou rajouter s’il y a lieu en une série de recul et de contemplation.
Etape
B. Mise en relief par la couleur, le ton, la matière.
(Brute ;
graphique ; coloré) ou matériau brut issu de l’environnement par suggérer
l’idée de :
-
feuillage des arbres rendu par le papier imprimer froissé collé
-
le sol évoqué par la sciure de bois, de même tonalité.
-
les ‘‘dents’’ de la forme symétrique suggérées par le papier aluminium issu des
boites de cigarettes.
- l’arrière – plan est rendu par des demi –
teintes (couleurs fortement désaturées d’eau notamment le ciel et la toits des
maison.
-
le second plan est atténué progressivement par l’utilisation de la craie grasse
par des frottis qui vont en s’estompant.
-
le premier plan est traité avec un contraste maximum singulièrement avec une
densité de la valeur noire rehaussé de rouge (couleur chaude) le ton de terre
clair s’harmonise avec le reste.
MATERIEL : colle à base de bouillie de farine, papier
‘’ taché’’ et froissé.
TECHNIQUES
MIXTES : collage – aplat –
frottage – froissage grattage – lavis
DOSSIER PLASTIQUE – PHASE DESCRIPTIVE
IMAGE – PRETEXTE 2. SEMIOLOGIE ANALYSE
Cette
image, contrairement à la précédente, est vue de face ; on peut avancer
sans se tromper que les personnages se situent en plein cadre au premier plan
du tableau.
Cette
composition décorative me donne l’opportunité plus qu’une autre image, de
parler de la décoration et, de ses lois et principes.
-
LA DECORATION :
-
Définition :
Décorer
c’est ennoblir, rendre beau, orner, embellir. On peut décorer sa demeure, ses
objets, ses vêtements. La décoration signifie généralement embellissement,
ornementation.
La
composition décorative se confond dans la composition plastique en général,
c’est l’art d’assembler des lignes, des surfaces, des volumes, des couleurs,
des matières, pour obtenir un ensemble harmonieux. Les arts décoratifs sont
ceux appliqués à la décoration des objets usuels ou des objet de luxe
(pyrogravure).
CARACTERITIQUES :
Décorer
c’est créer ; mais pour trouver des ornements, imaginer des arrangements,
le décorateur peut puiser aux sources les plus diverses : la nature, la
géométrie, les œuvres du passé etc … Décorer, c’est faire appel à toutes
les techniques : arts de la terre (poterie ; céramique) ; arts
du verre (vitrail, sous – verre) ; arts du métal (compression) ; arts
graphiques (illustrations, enluminure, affiches), arts du tissu (batik,
« cuup », patchwork, tapisserie…) Baudelaire disait : « la
nature est un dictionnaire pour faire de la littérature. »
Les lois de la décoration sont l’équilibre, le
rythme, la symétrie, l’alternance, confondues aux principes décoratifs qui
sont : la répétition, l’invention, la superposition, le rayonnement. L’art
décoratif, c’est l’instinct du beau, mêlé à un sentiment complexe, le goût.
Le
goût n’est pas instinctif, il s’acquiert par l’étude, l’observation, la
comparaison, la connaissance de la nature et des lois de la décoration. En
peinture décorative, le décor ne constitue pas le tout, il est subordonné à un
support à un effet déterminé. Une grande peinture murale ne doit pas être
traité comme un tableau de chevalet ; il faut tenir compte de
l’architecture du mur qui doit donner une impression de calme, de repos (les
scènes violentes réalisées fatiguent). Sur le mur, on peut représenter un
paysage, des personnages et des animaux (interprétés et stylisés).
- interpréter : expliquer au mieux les
traits caractéristiques du modèle, les propriétés de la matière traitée et les
particularités de l’auteur (sa vision, son émotion, son idéation.)
- styliser : modifier par
l’interprétation, une forme naturelle de matière à pouvoir l’employer comme
motif
Décoratif.
ANALYSE.
La photo de l’image – prétexte 2 a été agrandie aux carreaux
sur grand support de 201/15 13cm et de
152/10 15cm, les dimensions d’un carreau seront en outre 15 x 13cm.
METHODE
SUIVIE POUR CE DESSIN D’OBSERVATION :
I)
J’ai choisi un
modèle intéressant (des personnages qui sont contrastés sur le plan morphologique,
la forme gracile de la femme, les muscles saillants du coureur et l’aspect
longiligne et ferme du tennisman relèvent de la myologie, de l’ostéologie, et
de l’arthrologie que je citerai en passant. Ces ensembles morphologiques créent
un équilibre dans la composition couronnée de rythme (linéaire, contraste de
couleurs et de tons, de proportions.
II)
Mise en page.
Traçage des formes humaines et géométriques suivant leurs proportions et le
format. (prendre du recul, l’œil comme unité de mesure).
III)
Situation des
axes principaux : les verticales, horizontales, obliques.
IV)
Le schéma est
fait suivant une construction à grands traits fins pour la mise en des éléments
constitutifs reproduits.
V)
Vérification de
la construction à partir des aplombs, distances…
VI)
Déterminer les
séparatrices, d’ombre, de lumière ; griser les zones d’ombre.
VII)
Corriger les
proportions dans les zones d’ombre.
VIII)
Préciser les
formes, les valeurs et les matières (à la craie grasse par frottage et
estompage à même le mur comme « sous-main » pour évoquer la
manière grenue du mur.
IX)
Traiter les
détails caractéristiques en les accentuant.
X)
Expression par
la couleur de l’impression produite en observant le modèle, l’emploi du
contraste de la couleur en soi permettant d’appréhender l’ensemble du fait de
l’interaction des couleurs ou le contraste simultané ; le contraste de
quantité permet une bonne spatialisation en équilibrant la distribution colorée
entre grandes et petites surfaces.
FICHE TECHNIQUE
IMAGE-PRETEXTE 2
ITEM : Etre capable de faire un agrandissement par
carreaux à partir d’une photo de 10 X 15 cm sur un format en papier d’affiche
récupérée de 201 X 152 cm de dimensions.
ETAPE
A. Quadrillage des formats 10 X 15
et 201 X 152 suivant l’échelle. 15/13
(Dimensions
des carreaux).
ETAPE
B. Mise en page de l’ensemble
schéma.
ETAPE
C. Mise en relief du modèle à
l’aide de la craie grasse en frottant suivant les pressions (fortes ou douces)
de la main.
ETAPE
D. Dégager le premier de
l’arrière-plan en posant des valeurs contrastantes : foncées au premier
plan estompées en arrière-plan.
MATERIEL : Craies grasses – lavis (encre et colorant
naturel « ratt » pour le feuillage en arrière- plan).
TECHNIQUE
MIXTE : Lavis
rehaussé de craies.
FICHE PEDAGOGIQUE
ITEM : Savoir-faire une animation de surface avec
un outil traceur.
METHODE : Incitative / Active Durée : 2 h
(Prof /élèves)
– (élèves/élèves) Cours : 6éme
Age Moyen : 14
Sujet : Dessin libre (de mémoire)
Tracer
différentes sortes de lignes en appuyant sur votre outil pointu sur le quart de
canson ; puis dessiner une scène de la ville avec le crayon noir ;
coloriez les cases de différentes couleurs.
MATERIEL : Outils pointus : pointe du compas,
aiguille ; pointe entre autres, quarts de canson ; crayons de
couleurs.
TECHNIQUES : Traçage à main levée ; dessin ;
coloriage ; superposition
Intention
pédagogique. Apprentissage graphique, appel à la mémoire visuelle ;
réflexion sur le support ; découverte des nuances.
OBJECTIF
GENERAL : À la fin du
cours, les élèves doivent être capables de tracer d’animer leur feuille de
lignes et de couleurs.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 1: À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de tracer à sa guise différentes
sortes de lignes en appuyant sur son outil pointu sur le papier canson.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 2 : À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de dessiner une scène de la ville
au choix avec un crayon noir sur les lignes tracées (effet de transparence)
OBJECTIF
SPECIFIQUE 3 : À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de colorier chaque case avec
différentes sortes de couleurs (crayons de couleurs) (inter mélange).
I)
MISE EN ŒUVRE :
a)
MOTIVATION ET
CONTROLE DES PRE-REQUIS
-
Montrer des photos du « Set’art » fresques du quartier de baobabs.
-
Pourquoi, en 1990, il y eut le « Set’art » ? Nettoyer,
enlever les ordures.
-
Pourquoi ? Rendre l’environnement (les rues propres) agréables.
-
S’est-on arrêté à balayer ? Que remarque-t-on sur les murs ? Des
dessins ; des peintures.
Avec
quoi a-t-on réalisé ces peintures ? Brosses ; couleurs.
-
Quelles sont les couleurs que vous connaissez.
-
Classons les couleurs : primaires ; secondaires ; tertiaires –
Comment faire pour avoir les couleurs secondaires, tertiaires ?
-
par des mélanges deux par deux de couleurs.
b)
LECTURE DU SUJET
-
Lecture du professeur
-
lecture de quelques élèves
-
explication de termes clés.
III)
A. EVALUATION SOMMATIVE
-
Observations et constats du professeur.
-
Remédiassions éventuelles avec les élèves.
-
Montrer ou faire montrer les travaux
-
Autoévaluations et autocritiques dans le sens des consignes.
B.
OUVERTURES PEDAGOGIQUES. NIVEAU SCOLAIRE
-
Accepter les propositions des élèves
-
En graphisme cet exercice peut être réalisé en remplaçant les crayons de
couleurs par des matières graphiques de valeurs différentes. Technique :
collage entre les cases vides.
DOSSIER PLASTIQUE - PHASE
EXPERIMENTALE. 2eme étape
- Recherche de matière chromatiques
par :
- Estampage. Estompage ; décalcomanie
- Mélanges colorés (combinaison pigments
chimiques et colorants naturels
- Décomposition de l’image-prétexte
(séries et variations)
- Techniques et procédés (effets
spéciaux)
-
Matières premières empreintes ; taches, graffitis, papier froissé,
mouillé, brûlé, imprimés…entre autre)
-
Matériaux, substances colorants, support et outils (voir les collages).
-
Animation de surface par décalomanie (image 1 en séries). Influences par
référence à l’Histoire de l’art : Max Ernst, Version, Wolf Vostell,
Jackson Pollock, Kandinsky…
‘‘MURS’’
‘‘Le
temps transformateur, le temps comme dimension, le hasard formateur, et des
mains inconnues, créent sur les murs, les lieux d’affichages et sur les ruines
des terrains vagues de nos grandes villes, des résidus et des fragments de
valeurs et des significations. Ces traces d’informations sont transformées, la
destruction et la manipulation en font de nouvelle information et de nouveaux
signes (destruction progressive). Ce qui avait été composé se trouve décomposé
et à son tour la décomposition devient composition. Le spectacle est dans la
rue. Mon amour pour l’affiche détruite date de mon séjour à Paris en 1956. En
regardant par la fenêtre de mon atelier, j’avais sous les yeux ce spectacle de
murs déchiquetés et lacérés. Cela me fascinait. Finalement, avec timidité et à
la dérobée, je me mis un jour ç toucher ces affiches et à en découvrir la
matérialité. C’étaient des cadavres d’affiches qui avaient seulement l’air
d’être morts car en réalité, ils représentaient une ‘‘nature morte vivante’’
pleine de vibrations, chargée d’anecdotes, étonnante et structurée.
Ces
couches de papier polychromes devenaient pour moi de nouvelles surfaces
visuelles un nouveau monde de l’image, d’un attrait particulièrement puissant.
Tout ce que j’y voyais, cette destruction de quelque chose qui avait été
construit auparavant était plus beau, plus libre et même temps plus intéressant
que tout ce que ce j’avais peint jusqu’alors. Aussitôt, toujours en cachette,
je commençais à arracher, déchirer, à creuser et à reconstituer. Ce travail
dans les rues peu fréquentées de Paris me rendait tout à fait heureux. »
WOLF
VOSTELL (1932-1954. collage et décollage)
PHASE
DE DECOUVERTE-ANALYSE
FICHE
TECHNIQUE
Mon
intention dans cette recherche de matières (empreintes de textures) est de
pouvoir les employer comme moyen de représentation (au même titre que la ligne,
le trait dans le dessin).
Dresser
la liste exhaustive des matières est difficile, je ferai plutôt une combinaison
de mes découvertes et des procédés en portant une réflexion sur les supports
(avatars), les outils, les matières colorantes, ou non, conçu grâce à des
procédés manipulatoires.
En
étude documentaire, nous avions réalisé des travaux avec la gouache pour
évoquer des textures de matériaux (exercice de restitution qui relève de la
munitie et du dessin d’observation). Dans ce cas-ci, il ne s’agit pas
seulement « d’imiter » la texture du mur qui se décompose sous
l’action des intempéries ou des hommes laissant leurs empreintes, mais plutôt
de recueillir ces éléments évocateurs comme moyens de suggestion d’atmosphères
insolites participant de compositions ou d’animation de surface dans la phase
d’expression…
J’envisage
de trouver des matières « belles en soi », suggestives ;
parfois insolites même qui trouveront leur emploi dans le dessin d’imagination
avec comme moyen de construction, la tache dirigée.
PROCESSUS
ETAPE 1. Préparation
du support en exploitant ses avatars, les modifications que je lui fait subir
en le brûlant, le mouillant, le froissant, le pliant, le compressant (tant
d’actions qui font appel à la psychomotricité). Mon support de prédilection est
le papier (souple, lisse, grainé, sec, humide, frotté à la bougie (effet de
réserve parce que refusant la couleur dans les parties graisseuses) ; la
carte à gratter ou le carton enduit d’une pâte de couleur. (Permet des
grattages et de nombreuses superpositions ; il convient bien aux collages
de papiers, de tissus, de sables qui recouverts de couleurs donnent des
matières évocatrices nouvelles ; d’autres supports plus rigides seront utilisés
pour renforcer par marouflage (papier sur métal, sur bois entre autres…). On
peut utiliser comme support tout matériau ayant une configuration plane en
général :
Tôle,
verre, plastique, kraft, bristol, toile etc…
PROCEDES
-
Projection ; coulures ; aspersions ; tache (voir Jackson
POLLOCK)
-
Les couleurs mises en présence d’un corps gras (bougie, huile, savon…)
-
Les encres opposées à l’alcool, à l’eau de javel.
-
Les matières obtenues par monotypie :
-Le
monotype est l’empreinte sur papier et par pression de la couleur en pâte sur
une plaque de verre (empreintes ; taches ; traces ; sont des
matières graphiques évocatrices).
ETAPE
2 RECHERCHE DE MATIERES
-
Par décalomanie (effets d’impression obtenu par contact de deux feuilles lisses
ou non enduites de couleurs liquides ou de couleurs en pâte (au choix selon
l’effet désiré) par référence à l’histoire de l’art, Max ERNST a employé ce
procédé pour réaliser des matières avec lesquelles il fit des compositions
extraordinaires.
-
Empreintes de matériaux par estampage (effet d’impression en mettant en contact
à la fois le matériau imbibé de couleur sur le papier). ; Les matériaux
seront des objets ramassés dont la texture renvoie aux trames du mur ou des
effets de craquèlements, de moisissures, ou effets grenus.
-
Empreintes de matériaux par estompage
(effet
d’impression obtenu en frottant l’outil traceur sur le papier apposé sur le
matériau afin de rendre sa texture tramée (ex : craie de pastel frottée
sur le papier accolé au matériau texturé).
On
peut frotter avec la craie grasse, pastel, le crayon entre autres…
-
Les outils. Le premier outil (employé par l’homme) c’est la main sous
ses différentes facettes : le doigt ; la paume ; les
phalanges : les ongles ; le dos de la main ; le poing ; le
plat de la main ; en pliant ; effaçant ; frottant ;
grattant ; traçant.
On
peut frotter employer des prolongements de la main ; les outils laissant
l’empreinte de leurs poils ou de leurs pointes (brosses, spatules, éponges,
pinceaux, rouleaux, raclettes pour réaliser des empâtements, des
étalements ; pochons chargés de couleurs liquides pour les tâches ;
des effets plus légers seront obtenus en frottant une brosse sur un grillage
fin ou en employant des vaporisateurs pour avoir de fines particules.
-
Les empreintes. Dans le domaine des empreintes, les possibilités sont
illimitées ; on peut distinguer :
-
La couleur, plus ou moins pâteuse est posée en aplat sur le support puis
recouverte d’un corps étranger (toile à grosse trame ; papier froissé
etc…)qui laisse son empreinte en creux après retrait.
-
Inversement, on peut charger abondamment de couleur un matériau
quelconque ; éponge, buvard, tissu, filasse, bois, etc…, et l’appliquer
ensuite sur le support ; il y imprime son image en relief, plus ou moins
complète, plus ou moins régulière.
-
Avec un outil acéré (plume, pointe, dent de peigne, brosse dure…) il est
possible de graver, de gratter, de dessiner en creux sur une couche de peinture
épaisse et encore malléable.
ETAPE
4 : Destruction de
l’image prétexte par déchirure, lacération. Les séries de détails obtenus
seront employées comme moyen d’expression, structuration de l’espace
ETAPE
5 : Adjonction de
matières sur l’image-prétexte. Collage et arrachage de matières sur l’image
(banque de détails à exploiter).
FICHE
PEDAGOGIQUE
ITEM :
Savoir faire une animation de surface avec des empreintes.
EFFECTIF : DUREE : 2 h
METHODE :
Incitation/Active. Cours : 6 éme
(prof/éléves), (éléves/éléves) Age
moyen : 14.
Sujet : Après avoir récupère des objets de textures
différentes faites des empreintes ; des résultats obtenus, découpez des
rectangles que vous collerez sur le panneau collectif dans le sens horizontal.
Matériel : Objets texturés ou non ; colle résine et bouillie
de farine ; lames, cutters ; journaux ; kraft ;
couleurs ;
Techniques : Estampage ; découpage ; collage.
Intérêt
pédagogique : Découverte et
manipulation (psychomotricité ; affectivité) sollicite le toucher ;
attire les sens sur les textures et leurs trames graphiques.
Objectif
général : À la fin du
cours, les éléves doivent être capables de faire une animation de surface avec
les empreintes dans le sens horizontal.
Objectif
spécifique 1 : A la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de réaliser des empreintes par
estampages.
Objectif
spécifique 2 : A la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de découper des rectangles sur les
résultats obtenus.
Objectif
spécifique 3 : A la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de coller son résultat sur le
papier kraft collectif.
I)
MISE EN ŒUVRE
a)
MOTIVATION ET
CONTROLE DES PRE-REQUIS
-
Au toucher, les éléves découvrent les différentes textures des objets qu’ils
ont récupérés la veille.
-
Association mots objets : nature et caractère des objets ?
-
Par quel moyen restituer ces textures ? Par le dessin ?
-
Par l’estampage (impression en creux du matériau imbibé de couleur laissant son
empreinte, sa trace sur le papier.
b)
LECTURE DU SUJET :
-
Lecture du professeur.- Lecture de quelques éléves.- Explication de termes
difficiles.
II.
CONDUITE DE L’EXERCICE
Phase
1. Le professeur incite les éléves à manipuler les objets récupérés entre leurs
doigts, pour s’imprégner de leur texture, (caractères).
-
Ensuite ils réalisent des empreintes en échangeant leurs matériaux (dynamisme
de groupe).
PHASE
2. Découpage de rectangles de différentes dimensions à partir des résultats
obtenus.
-
Innovation : faute de lames, les éléves, sous la proposition du
professeur, feront montre de leur sens créateur en traçant fortement leur
rectangle avec un outil traceur et une règle puis avec les doigts ils découpent
la forme.
PHASE
3. Le professeur demandera à chaque élève après remédiations sur les
productions, d’aller coller sa feuille sur le panneau collectif dans le sens
horizontal.
III.
EVALUATION SOMMATIVE
A.
Observations et
constats du professeur qui pousse ses éléves à discerner eux-mêmes les erreurs
et apporter des correctifs s’il y a lieu. – Remédiations éléves.
B.
Ouvertures
pédagogique.- Niveau scolaire : modelage ; empreinte du matériau sur
l’argile ; moulage au plâtre, en relief, de l’empreinte choisie.
*
Couleur : coloriage, saillie et creux, clair-obscur.
*
Volume : construction d’un mur avec des boites habillées d’empreintes.
-
Niveau social : initiation à la teinture.
*
Graver l’empreinte choisie sur polythène (tampon), animation de surface suivant
des trajectoires.
DOSSIER
PLASTIQUE-PHASE EXPRESSION.
Structure
(construction ou composition) ; matière (matériau ou substitut :
empreinte), couleur.- matière (valeurs achromatiques : noir, blanc,
gris ; valeurs colorées ; contraste de qualité…) sont les éléments
dominants par lesquels je m’identifie pour élaborer des propositions
originales ; dans la logique de sa structure, la proposition exprime son
propre langage plastique et dans la rigueur de la matière, elle propose des
formes suggestives nouvelles propres à l’interprétation anecdotique, d’où une
lumière se dégage progressivement pour devenir la couleur vivante
indispensable. Ceci est un travail fait essentiellement d’imagination combinant
fortement les savoirs (savoir ; savoir-faire ; savoir -être) où les
facultés, les perceptions et les sensations sont à chaque instant sollicitées
(la vision et le toucher seront excités par les suggestions, les impressions émanant
des séries d’atmosphères mises en scène…) afin de dramatiser, exagérer même le
facteur expression par une abondance de matières, de couleur, de ton, de
lumière, qui sont de puissants moyens d’expression ; la création s’affirme
au fur et à mesure que la matière, qui sont de puissants moyens
d’expression ; la création s’affirme au fur et à mesure que la matière
suggère, se transforme, (avatars de la matière- papier : froissé –plié
–déplié -troué- collé –arraché –superposé –mouillé –brûlé autant de comportements
ludiques et gestuels) sous l’impulsion de la main qui détermine à chaque occasion
de nouvelles formes et crée finalement l’espace tridimensionnel autonome
(sensations d’espace due à des oppositions de : plans, de formes, de
couleurs, de trajectoires, de matières, de matières (suivant la densité).
PEINDRE : « Ceux qui ont déjà une forme se
cristallisent grâce à la peinture. Ceux qui n’ont pas encore de forme naissent
grâce à la peinture. » TCHOU KING YUANG.
FICHE
PEDAGOGIQUE
ITEM :
Savoir faire une tache par décalomanie dans le sens symétrique.
EFFECTIF : DUREE : 2H
METHODE :
Incitative / Active COURS :
6éme
(Prof /
éléves), (éléves /éléves)
SUJET : pliez votre feuille en deux et faites une tache
sur l’axe ; rabattre un pan du papier sur l’autre ; dessinez la forme
observée ; reportez-la sur le carton puis découpez-la ; faites une
superposition du pochoir réalisé ; coloriez les cases vides en faisant des
mélanges des couleurs primaires, le blanc et le noir.
MATERIEL : Couleurs primaires ; noir et blanc ;
papier ; crayons noirs et de couleurs ; carton souple ;
lames ; cutters ; calque.
TECHNIQUES : Pliage ; dépliage ; tache ;
dessin ; découpage ; coloriage.
INTERET
PEDAGOGIQUE : Aiguise
l’imagination ; installe des comportements par une prise en charge de soi.
Découverte de nouvelles techniques.
OBJECTIF
GENERAL : A la fin du
cours, les élèves doivent être capables de faire une animation de surface à
l’aide de pochoirs et de colorier les cases de différentes couleurs.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 1 : À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de produire une tache, de plier et
de déplier sa feuille.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 2 : À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de dessiner une forme observée sur
la tache sur une feuille.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 3 : À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de reporter, par calque, ou à main
levée, sur le carton, sa forme.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 4 : À la fin de
la séquence, chaque élève doit être capable de faire, après découpage, des
superpositions, de pochoirs ; sur les cases ainsi faites un coloriage en
mélangeant entre elles les couleurs et les valeurs.
I)
MISE EN ŒUVRE
a)
MOTIVATION ET
CONTROLE DES PRE-REQUIS :
-
Référence temporelle par rapport à la société entre 1990-1993
-
Que constate t-on sur les murs qui furent si bien décorés ?
-
Il ne reste plus que des traces, des taches, des empreintes du temps (la
durée), les intempéries et des humains ; (gratifies ; affiches),
-
Nous allons employer la tache pour un projet d’image.
-
Quelles sont les couleurs primaires ? Comment fait-on pour obtenir
d’autres couleurs ? Par mélange deux à deux, ou trois »
-
Découverte de nuances.
b)
LECTURE DU SUJET :
-
Lecture du professeur.
-
Lecture des élèves.
-
Explication de mots difficiles (exemples au tableau).
II)
CONDUITE DE L’EXERCICE
PHASE 1 : Le professeur après avoir distribué couleur et
feuille demande aux élèves de faire une tache au milieu de la feuille pliée en
deux, pliage et dépliage à nouveau en écrasant la tache par les deux pans de la
feuille. Observation.
PHASE
2 : Le professeur demande aux
élèves d’imaginer une forme de la dessiner dur une feuille des essais.
PHASE
3 : Chaque élève
peut reporter la forme obtenue par décalque ou à main levée sur le carton.
-
découpage de la forme dur le carton.
PHASE
4 : Le pochoir
ainsi obtenu (négatif de la forme ils feront des superpositions et sur les
cases ainsi laissées vides, ils feront des mélanges de couleurs pour animer la
surface de nuances.
III)
EVALUATION SOMMATIVE
A)
Observation – Constats
– Remédiassions
-
Auto - correction suivant les consigne donnée
-
Auto – critique ; difficultés rencontrées.
-
Montrer et faire montrer des travaux
-
Faire participer tous les élèves à une discussion constructive sans frustrer
personne.
B)
OUVERTURES PEDAGOGIQUES – Réaliser un panneau mural en collant en les
« imbriquant » les travaux.
DOSSIER
PLASTIQUE : Fiche
technique. – Séries et variations (modification du détail par froissage)
ETAPE
1 : Exploitation
d’une série- détail traité par combinaison de matières graphiques et colorées. –
Contraste de qualité. Saturation et Dé saturation.
ETAPE
2 : Destruction
par lacération. Dans le sens de l’axe de symétrie en parties égales
(exploitables pour deux propositions celles-ci et l’autre marouflée sur
le « mur en polystyrène » sur la diagonale (voir : volume
par assemblage de polystyrène – « mur ». La lacération est allée dans
le sens de déchirure, en bandes inégales (trajectoires verticales).
ETAPE
3 COMPOSITION : Animation de
surface suivant des trajectoires et gommette centrale.
1.
Trajectoire
concentrique puis combinée
à d’autres : verticale, horizontale, courbe, oblique…
Le
tout ou l’ensemble rehaussé de trames évoquant l’imbrication d’un
« mur ». Ce principe décoratif (ou concentrique) est employé comme
moyen de spatialisation, traduction d’une étendue limitée par le principe
symétrique permettant la distribution identique de part et d’autre de lignes
contrastantes ; l’espace- plan est organisé suivant les diagonales et les
médianes, structuré par des oppositions des matières graphiques et colorées
d’une tonalité échelonnée.
2.
Composition par
Plans successifs : Plan dans le
sens de l’éloignement relatif des formes subjectives (par contraste de taille)
qui évoque la profondeur ou plutôt donne l’illusion de la 3éme dimension,
suivant la disposition, la distribution des éléments dans l’espace.
3.
Actions
manipulatoires : des anciens
qui mettent en place avec l’apprentissage des aptitudes psychomotrices et
cognitives.
-
Collage ; arrachage ; recul ; contemplation ; découpage ;
frottage ; estompage ; lacération.
4. Centre
d’intérêt : (ou point principal de vision)
Une gommette ou
motif récupéré et détourné vers une autre réalité outre que la fonction dans un
magasine désuet, dans une autre ambiance une atmosphère organisée par mise en
scène plastique (si nous entrons un peu dans l’anecdote cette atmosphère
reflétée une idée d’austérité, de calme suggéré par les effets- matières qui
regroupent trames, valeurs graphiques et colorés…
5.
TECHNIQUE :
Collage/ arrachage. (Contraste de qualité) Estompage.
6.
OBJECTIF GENERAL : A l’issue de cette proposition, je dois être
capable de réaliser une animation de surface suivant une combinaison rythmique
de trajectoires dans un développement à la fois concentrique et symétrique par
la technique du collage- arrachage de chutes de papier imprime et par les
procédés d’estompage c’est- à –dire frottage à même le dallage pour restituer
la texture du ciment trâlée avec craies grasses et papier souple.
7.
SUPPORTS : Dimensions 1 m x 1 m 30 ; papier d’affiche marouflé
sur carton, soutenu du fait de la tension par les tringles de bois assemblés et
ligaturés avec du fil de fer passant à travers une succession de trous.
8.
MATERIEL : Colle à base de bouillie de farine ; papier imprimé
récupéré – craies grasses. Employé comme pigments ; quelques touches de
peinture industrielle ; matières.
9.
INTERET PLASTIQUE : Suggestion de la 3éme dimension sur ESPACE
–PLAN – PROFONDEUR évidente du fait des plans successifs rehaussés par les
valeurs échelonnées, les matières, les complémentaires (bleu- orangé), les
trajectoires combinées opposées, à la figure énigmatique du fond baigné de
luminance – suggestion de PLANS DE LUMIERE ET
D’OMBRES (Plan,
ici dans le sens d’étendues limitées en elles- mêmes, il existe plusieurs types
de Plans qui vont illustrer par ici par là mes compositions : Plan
d’ensemble ; gros plan ; Très gros plan ; plan approché ;
plan américain ; plan moyen ou plan général ; arrière plan.
10.
REFERENCE PAR RAPPORT A L’HISTOIRE DE L’ART : DESTRUCTION.
CONTRUCTION – DADAISME – C.O.B.R.A. – SURREALISME.
DOSSIER
PEDAGOGIQUE
APPROCHE
PSYCHO- PEDAGOGIQUE
La
méthode par excellence, innovée lors de la mise en place de nouveaux programmes
pour l’Education Artistique notamment, est la pédagogie par les objectifs. La
pédagogie traditionnelle outrancièrement analytique était fondée essentiellement sur la
transmission de savoir du type « Majesté DIXIT », où l’intelligence
et la mémoire prenaient le dessus sur les autres facultés de l’enfant. La
pédagogie par objectifs, comme son nom l’indique, annonce d’abord des
intentions en vue d’obtenir des résultats observables et quantifiables ;
l’enfant est, au début et à la fin de l’apprentissage, responsable de ses
performances suivies discrètement en ami, par son guide. L’enfant est le
principal instigateur de son développement cognitif, psycho- moteur et
affectif. Toutes les capacités de l’enfant seront mesurées à partir de ses
réussites ou de ses échecs dans les tâches qui lui seront confiées, ainsi que
ses comportements, ses états d’âme, ses besoins affectifs, ses manières de
réagir positivement ou négativement ; le guide catalyseur guette ses
performances pour évaluer sa perspicacité et son sens inventif à partir des
ouvertures pédagogiques ainsi que ses compétences dans le temps et dans
l’espace. On pourrait la qualifier de pédagogie de la bonne stratégie ;
suivant son plan, une démarche bien élaborée contenus sur une fiche- support
didactique, il est presque impossible que l’enseignant se perde dans le labyrinthe
des concepts plastiques ; en matière d’enseignement, tout est question de
choix de personnalité pour faire la part des choses. Les stages à l’Ecole
Normale Supérieure de DAKAR, nous ont permis de nous doter, par le biais du
micro- enseignement (dans certains établissements moyens) d’ une certaine
expérience psycho- pédagogique. Il convient de partir de données suffisamment
précises, mais ouvertes : par exemples, dans mon projet intitulé (je le
rappelle) – La dégradation de certaines fresques… ; les données plastiques
qui en découlent : (comme valeurs chromatiques et achromatiques d’une
part, l’étude des valeurs : - Intensité lumineuse graduelle de
couleur ; et d’autres part, des valeurs qui ne sont pas des couleurs parce
qu’elles ne décomposent pas la lumiére, ce sont le Noir, le blanc et le gris. –
L’étude des matiéres graphiques et des matiéres obtenues par la technique
d’estompage et par l’estompage (par la décalcomanie notamment). – L’étude ou
l’appréhension de l’espace – PLAN du point de vue bidimensionnel ou tri-
dimensionnel (gros plan ; premier- plan contre arrière- plan ; plan
d’ensemble, entre autres…); tant de données qui recèlent des ouvertures ou
implications pédagogiques allant du général au particulier… Pour l’élaboration
d’un projet, il faut poser un problème thématique, proposer une question, créer
une situation de recherche et d’expérimentation allant dans le sens de la
découverte plastique et sollicitant des facultés d’invention (l’imagination
créatrice en branle), ainsi que la spontanéité, la liberté d’expression qui
n’exclut nullement la cohérence dans la démarche. – Développer un processus
articulant action (par des pratiques ludiques et gestuelles susceptible
d’avoir une incidence sur les comportements psycho- moteurs et socio-
affectifs) et réflexion associée à l’observation des faits plastiques,
celles- ci relevant du cognitif domaine de l’intelligence, de la connaissance) ;
lorsque tout cela se recoupe clairement, on pourra aboutir, enfin à une
production plastique personnalisée et pertinente. Le professeur d’arts
plastiques met en place des dispositifs susceptibles d’aider chaque élève à
construire son projet et à développer sa démarche, en lui apportant
l’information artistique nécessaire d’une manière claire, consiste et quelque
fois même démonstrative (tous les moyens stratégiques sont bons pour l’inciter
à la compréhension et aller au- delà de la réussite (propositions
d’ouverture) ; la retombée sera des résultats quantifiables et
observables ; il l’aide à éviter les blocages conceptuels ou techniques
(par de perpétuelles évaluations remédiassions) ; à situer son travail,
voir à le justifier par rapport au œuvres passées ou présentes (référence à
l’histoire de l’art, visite de musées) , d’où l’éveil esthétique. Toutes
méthodes choisies par le professeur (méthode incitative et active :
alternance des relations élèves – professeur (question – réponses) ; - élèves
– élèves (prise en charge de soi, personnalité en mutation , esprit
d’entraide…), tend à assurer la transmission des savoirs (savoir, savoir-
faire, savoir – être) des techniques graphiques picturales et (plastiques en
général) et accroître le champ de connaissances de l’élève (dans le sens de sa
culture artistique) tout en affinant son jugement esthétique (qui va de pair
avec son esprit critique, son sens du jugement objectif empreint de tolérance).
Toute méthode vise ainsi à réduire les inégalités culturelles initiales issues
des divers horizons familiaux. L’importance des arts plastiques dans la
formation globale des adolescents : les arts plastiques en éducation
artistique ont pou objectif général : d’éduquer leur personnalité, leur
sensibilité, leur goût, par l’apprentissage, notamment par le biais des
disciplines fondamentales que sont, le graphisme, la couleur, le volume et les
reliefs dont le fil conducteur est l’activité manuelle sous – tendue par les
créations artistiques qui proposent des exercices, des exemples destinés à
donner à l’enfant le goût des travaux manuels à savoir : dessiner, plier,
tacher, frotter, gratter, asperger, couler, laver, sur imprimer, découper,
lacérer, coller, assembler, arracher, modeler, détruire, construire, froisser,
compresser, imprimer entre autres… On retrouve les travaux manuels dans les
activités d’éveil (par extension de matériaux détournés, confection
d’instruments de musique, flûtes, tambours etc…). Les travaux manuels doivent
aussi aider les éducateurs et les parents à guider les jeux par lesquels,
pourra s’exprimer la personnalité de l’enfant. Formateurs du goût, les travaux
manuels sont un des éléments de l’expression plastique et de l’Education
Artistique… Notre vocation d’éducation artistique ne doit pas s’isoler de la
réflexion suivante :
-
l’éducation artistique se fixe comme but, l’épanouissement au sens large du
terme de l’enfant afin de le conduire à se prendre en charge lui- même, en
mettant à sa disposition les moyens d’expression (développement de la
personnalité). Cette manifestation de soi favorise la révélation d’aptitudes
psycho- motrices enfouies, qui, développées et équilibrées peuvent concourir à
une meilleure assise sociale de l’individu en devenir. Voici quelques objectifs
assignés à la discipline artistique :
-
le déblocage et la fortification des instincts créatifs en veilleuse.
(instincts créatifs longtemps affaiblis par la répression causée par un long
processus éducatif, outrancièrement analytique (l’école), par des conditions
socio- économico- familiales difficiles.
-
l’encadrement de pulsions créatrices, (encadrer dans le sens de libérer et non
dans celui de conditionner) par le biais d’actions éducatives et pédagogiques
efficaces, afin d’engendrer la personnalité artistique de l’enfant, source
intarissable de création.
-
l’acquisition par la personnalité artistique interposée d’un langage plastique
propre à l’enfant, parce que répondant conformément à son goût, son
intempérance, sa fantaisie…, en un mot, à la personnalité psychique. Ce langage
lui vaudra une autonomie vis-à-vis de l’adulte dont il n’a que trop longtemps
souffert l’impérialisme expérimental ».
-
l’assainissement de ce langage plastique de toute forme de contrainte et tout
dirigisme dont l’aboutissement n’est autre chose que le conditionnement
aliénateur qui risque à tous les coups d’endommager l’expression de l’enfant.
-
l’élargissement de ce langage au niveau social, continental, voire même
mondial, par la possibilité d’embrasser la formation artistique avec un bagage
technique de base assez consistant.
-
la préparation de l’enfant aux carrières professionnelles futures aussi bien
technique qu’intellectuelles. Sur le plan intellectuel, avec l’obtention d’un
esprit d’analyse, de synthèse, d’entreprise, de recherche… Sur le plan
technique, il est inutile de vouloir démontrer le rôle de premier plan que le
dessin et l’adresse manuelle jouent dans la formation professionnelle. Le
dessin en lui-même y représente un langage que tout futur ouvrier ou technicien
doit maîtriser pour pouvoir mener à bon escient sa fonction respective pour le
bien être de la société.
Méthode
éducative : dans le
cas qui m’occupe sur le plan social, les fresques des
« Set’Artistes » de la Sicap Baobabs ont pris le pas sur les stèles et
monuments des autres quartiers ; c’est le constat que je relève : le
choix du dessin comme la base fondamentale de toute création, dans le domaine
plastique, avec comme corollaire le don ? Tout résumer au dessin,
représente la pratique de la théorie du temps, qui n’a pour unique issue que le
désintéressement aux autres modes d’expression, ce désintéressement est dû à la
non éclosion la plupart des personnalités qui, pourtant, seraient en mesure de
se relever par l’usage par d’autres types d’expression et adéquats à leurs
aspirations. La méthode moderne de la pédagogie par des objectifs, tient compte
de la personnalité de l’individu, du support, de la technique, du matériau, de
l’outil et du choix que l’on en fait pour une expression sans contrainte,
c'est-à-dire libre. En effet, le choix provoque une sorte de relation intime
entre le réalisateur et le matériau usité, toute pression, tout heurt, risque à
ce moment là de faire poindre une frustration, engendrant la négation de la
naissance de la personnalité artistique qui se trouve être le fondement de la
création personnelle.
La
mise en évidence de la personnalité artistique individuelle, nécessite donc la
prise en considération des tendances humaines ; nous devons savoir qu’un élève
de nature paisible trouve peu de satisfaction dans un exercice de collage, de
déchirure, d’estampage ; par contre, l’élève « violent » y
trouve son compte du fait du plaisir- moteur ; qu’un écolier agité se voit
mal dans un mode d’expression qui exige un certain calme gestuel (par exemple
une étude documentaire) ; qu’un rêveur se voit diminuer dans un exercice
qui a trait à la reproduction de la réalité (un dessin d’observation) ;
notre façon d’éduquer doit revenir, non pas à dénaturer l’individu en
l’inondant d’artifices, mais à s’appuyer
sur sa nature (sa personnalité) et mettre ainsi à profit ses potentialités
cognitives, psycho- motrices et socio- affectives, pour un épanouissement
intégral.
Voici quelques objectifs assignés à la
discipline artistique :
-
le déblocage et la fortification des instincts créatifs en veilleuse (instincts
créatifs longtemps.
Déclaration des DROITS DE L’ENFANT
1* L’enfant doit
jouir de tous les droits énoncés dans la présente déclaration. Ces droits
doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans
distinction ou discrimination fondées
sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions
politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance,
ou sur toute autre situation, que celle-ci s’applique à l’enfant lui- même ou à
sa famille.
2* L’enfant doit
bénéficier d’une protection spéciale et se voir accorder des possibilités et
des facilités par l’effet de la loi et par d’autres moyens, afin d’être en
mesure de se développer d’une façon saine et normale sur le plan physique,
intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et
dignité. Dans l’adoption de lors à cette fin, l’intérêt supérieur de l’enfant
doit être la considération déterminante.
3* L’enfant a
droit, dés sa naissance, à un nom et à une nationalité.
4* L’enfant doit
bénéficier de la sécurité sociale. Il doit pouvoir grandir et se développer
d’une façon saine, à cette fin, une aide et une protection spéciales doivent
lui être assurées ainsi qu’à sa mère, notamment des soins prénatals et
postnatals adéquats. L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des
loisirs et à des soins médicaux adéquats.
5* L’enfant
physiquement, mentalement ou socialement désavantagé doit recevoir le
traitement, l’éducation et les soins spéciaux que nécessite son état ou sa
situation.
6* L’enfant, pour
l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de
compréhension il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous
la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère
d’affection et de sécurité morale et matérielle, l’enfant en bas âge doit pas,
sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La société et les
pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans
famille on de ceux qui n’ont pas de moyens d’existences suffisants. Il est
souhaitable que soient accordées aux familles nombreuses des allocations de l’état
ou autres pour l’entretien des enfants.
7*l’enfant
a droit à une éducation que doit être gratuite et obligatoire au moins aux
niveaux élémentaires Il doit bénéficier d’une éducation que contribue à sa
culture générale et lui permette, dans des conditions l’égalité de chances, de développer
ses facultés, son jugement personnel et son des responsabilités morales et
sociales, et de devenir un nombre utile de la société
L’intérêt
supérieur de l’enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de
son éducation et de son orientation ; cette responsabilité incombe
priorité ses parents. L’enfant doit avoir toutes possibilités de se livrer à
des yeux et à des activités récréatives, qui doivent être orientés vers les
fins visée par l’éducation, la société et les pouvoirs publics doivent s’efforcer
de favoriser la jouissance de droit.
8*l’enfant doit, en toutes
circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours.
9*
l’enfant doit être protégé centre toute forme de négligence, de cruauté et
d’exploration.
Il
ne doit pas être soumis à la traite sous quelque forme que ce soit.
L’enfant
ne doit pas être admis à l’emploi avant d’avoir atteint un âge minimum
approprié, il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une
occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou son éducation, ou qui entrave
son développement physique, mental ou moral.
10*l’enfant
doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination.
Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d’amitié
entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment
qu’il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses
semblables.
Déclaration adoptée par l’Assemblée générale
des Nations Unies le 20 novembre 1959
Et recopiée pour le Courrier de
l’UNESCO par Sophie Brabyn 7ans.
Affaiblis
par la répression causée par un long processus éducatif, outrancièrement analytique
(l’école), par des conditions socio économico familiales difficiles.
-
l’encadrement de pulsions créatrices, (encadrer dans le sens de libérer et nom
dans celui de conditionner) par le biais d’actions éducatives et pédagogiques
efficaces, afin d’engendrer la personnalité artistique de l’enfant, source
intarissable de création.
-
l’acquisition par la personnalité artistique interposée d’un langage plastique
propre à l’enfant, parce que répondant conformément à son goût, son intempérance, se fantaisie…,
en un mot, à la personnalité psychique. Ce langage lui vaudra une autonomie
vis-à-vis de l’adulte dont il n’a que trop longtemps souffert
‘‘l’impérialisme’’.
-
l’assainissement de ce langage plastique de toute forme de contrainte et tout
dirigisme dont l’aboutissement n’est autre chose que le conditionnement
aliénateur qui risque à tous les coups d’endommager l’expression de l’enfant.
-
l’élargissement de ce langage au niveau social, continental, voir même mondial,
par la possibilité d’embrasser la formation artistique avec un bagage technique
de base assez consistant.
- la préparation de l’enfant aux carrières
professionnelles futures aussi bien technique qu’intellectuelle.
Sur le plan intellectuel, avec
l’obtention d’un d’esprit d’analyse, de synthèse, d’entreprise, de recherche…
Sur
le plan technique, il est inutile de vouloir d démontrer le rôle de premier
plan que le dessin et l’adresse manuelle jouent dans la formation
professionnelle.
Le
dessin n’en lui-même y représente un lange que tout futur ouvrier ou technicien
doit maîtriser pour pouvoir messer à bon escient sa fonction respective pour le
bien être de la société.
MISSION EDUCATIVE
Combien de fois
avons-nous vu des enfants sans aucune initiation artistique, laisser leurs empreintes
sur les murs (graffitis, tâches entre autres…) de nos villes ?
Combien de
fois, avons-nous observé des en enfants pousser des pneus des voitures ou
avions en miniature réalisés avec du fil de fer, organiser des scènes de lutte
avec des acteurs faits de lamelles de sections de jonc, élaborer un cheval avec
une tige fraîche de mil ? L’enfant possède donc des tendances artistiques
créatrices qu’il utilise pour satisfaire ses besoins d’expression (bricolage,
gribouillage) ; les jouets qu’il confectionne le confirment. Si l’enfant
trouve du plaisir à créer, l’adolescent, quant à lui, manifeste généralement un
arrêt dans la production, prétextant que ce sont des activités réservées aux
tout-petits. Mais que s’est-il passé au juste ? Pourquoi en fait ce brusque
changement de cap ? Répondre à ces questions revient à comptabiliser le
nombre de fois que nous avons vu ou entendu ou mieux encore vécu :
- un père ou
une mère de famille s’adressant à sa progéniture en train de gribouiller, lui
crier : ‘‘ Que je ne vous revois plus faire de pareilles bêtises au lieu
d’apprendre vos leçon.’’
- un élève,
puni pour la bonne et simple raison qu’il a trouvée le moyen de dessiner durant
le cours de calcul ou de grammaire.
- les enfants
eux-mêmes finir par dire que le dessin représente la matière des sous doués.
Nous pouvons en déduire que l’arrêt de la création qu’accuse l’adolescent est
largement imputable à l’éducation reçue tant au niveau socio familial que
scolaire ; une éducation contraignante fait perdre à la longue à l’enfant
sa propre nature ; ce qui l’identifie de l’adulte est sans nul doute sa
spontanéité qui représente le tremplin de ses actions créatrices ; un
domptage, un dressage abusif de côté – là, entraînera l’affaiblissement de ses
facultés et aptitudes artistiques, une seule action éducative n’est pas,
artistiquement parlant, cautionnable par sa tendance à vouloir privilégier un
seul aspect de l’homme à savoir, l’intellect ; il faut savoir faire la
part des choses en ce sens que l’homme, n’est ni l’intellectuel, ni le sensuel,
ni le physique, ni l’artiste, mais il est le tout à fois. Une action éducative
doit plutôt tenir compte de la poly dimension humaine et élaborer un
développement harmonieux de l’être ; elle ne doit pas favoriser certaines
facultés au détriment d’autres ; ce qui risque de créer un déséquilibre
psychique ; l’enfant doit être éduqué dans sa globalité. L’absence d’une
telle éducation qui tienne compte de la totalité de la personne, permet de
constater le retard énorme qu’accusent les élèves à découvrir l’Education
Artistique. L’âge moyen se situe entre 13 et 14 ans, moment qui coïncide à la
chute progressive de sa malléabilité.
* Les causes
d’une telle situation de retard sont :
- d’une part
l’insuffisance des écoles maternelles publiques sur l’étendue du
territoire ; les écoles privées, hormis Dakar, sont for réduits ou
pratiquement inexistantes dans les autres régions. Il faut pas oublier la
réticence des parents parce que voulant coûte que coûte envoyer leurs enfants à
l’école coranique d’abord ; de là, la plupart des écoliers ‘‘ grillent ’’
l’étape de la maternelle.
- d’autre part,
au de l’élémentaire, les instituteurs accordent très peu d’intérêt, en général,
à l’éducation artistique ou à défaut, se cloisonnent dans le dessin
d’observation, qui à la longue, s’avère plus ennuyeux qu’attirant. Les facteurs
cités plus haut font que dans les lycées et collèges, les élèves arrivent
artistiquement bloqués.
Notre rôle
d’éducateur s’avère ardu. Au lieu d’être continuation, progression et consolidation
dans les lycées. Il s’agira plutôt, et généralement, de déblocage et
d’initiation.
Ce travail
exige investissement maximum ; réaliser ces objectifs suppose la mise sur
pied d’une action éducative efficace visant à faire recouvrir à l’enfant la
renaissance et le développement de bon nombre de facultés et d’aptitudes. Afin
de redynamiser les enfants, des étapes éducatives suivantes sont
proposées :
- la
sensibilisation qui se fera grâce à l’introduction de la notion d’esthétique
mais aussi grâce à l’étude de l’environnement immédiat dans sa totalité.
- l’éducation
des sens doit jouer un rôle très particulier ; éduquer la vue, l’ouie et
le toucher, c’est apprendre à mieux percevoir à mieux appréhender… (Voir
phénoménologie de la perception).
- l’accoutumance
avec les modes et techniques expressifs par la pratique personnelle, l’étude
d’œuvres d’art ne doit pas être négligée, ni les visites de musées.
- la
vulgarisation des activités artistiques mérite également d’être effectuée par
l’utilisation des matériaux artificiels de récupération de ceux de
l’environnement qui joueront le rôle de chevaux de bataille face à la chéreté
du matériel.
- les travaux
manuels, en vue de faire acquérir l’adresse manuelle et les travaux dirigés
faisant jouer l’intelligence, la créativité, l’attention, la réflexion etc…,
viendront renforcer les premiers points.
ETABLISSEMENT :
C.E.M ALIOUNE DIOP
PRESTATAIRE : IBRAHIMA SOW
FICHE PEDAGOGIQUE
C.A.E.A.
Session :
1993
EFFECTIFS :
23
METHODE :
Incitative/ Active
Classe :
3eme
Date :
25/05/93
Age
Moyen : 18
ITEM :
savoir poser des valeurs en dégradé lié avec un outil traceur.
SUJET :
imaginez une forme à partir d’une tache dirigée ; dessinez la forme ;
mettez en relief la forme en la couvrant de différentes valeurs ; utilisez
la technique du dégradé lié ; collez les résultats obtenus, taches et
formes sur le papier Kraft dans le sens horizontal.
OBJECTIF
GENERAL
A la fin de la
leçon, les élèves doivent être capables de trouver une forme à partir d’une
tache dirigée et de la mettre en relief par différentes valeurs en utilisant la
technique du dégradé lié.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 1
A l’issue de
cette séquence, chaque élève doit être capable de trouver une forme à partir de
la tache dirigée de l’observer en tournant la feuille dans tous les sens.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 2
Etre capable de
dessiner la forme à main levée et souplement en supprimant au passage certains
détails de la tache.
Etre capable de
couvrir la forme de différentes valeurs avec un crayon noir ou de couleur par
un dégradé lié.
TECHNIQUES :
Tache ; dessin au trait ; dégradé lié.
MATERIEL :
Papiers (journaux, ‘‘soleil’’, Kraft) gomme, outillage proposé diversifié au
choix ; feutres, pastels, crayons.
SUPPORT :
tableau noir (pour prof). Soleil et journaux sur Kraft – (élèves)
INTERET :
Aiguise l’imagination de l’enfant par jeu et la découverte d’une nouvelle
technique, il se prend en charge.
DEMARCHE
1 MISE EN ŒUVRE
a) MOTIVATION
ET PRE – REQUIS
Rappels :
attirer l’attention des élèves sur le phénomène de la dégradation des fresques
(Set Setal’’ de 1990 – 1993) ; solliciter la mémoire visuelle ;
inciter à faire des constats et des comparaisons partant des photos
montrées ; les couleurs et les formes s’estompent s’effacent ; que
reste – t – il sur le murs ? des empreintes, des taches, des
inscriptions ; la cause : les intempéries et les passants (hasard et
geste).
Quelles sont
les formes peintes ?
Quelles sont
les formes existantes ?
-
naturelles ; mathématiques ; imaginaires.
Qu’est – ce
qu’une valeur colorée et valeur non colorée.
- valeur
colorée : degré d’intensité lumineuse d’une couleur par rapport à une
autre couleur (comparaison de 2 photos).
- valeur non
colorée : degré de luminosité passant de l’ombre vers la lumiére.
b) LECTURE
DU SUJET
- lecture du
professeur
- faire lire
quelques élèves.
- explication
des termes clés : valeur ; dégradé lié ; tache.
II CONDUITE DE L’EXERCICE
PHASE I :
liée à l’objectif spécifique opérationnalise
- le prof.
Demande aux élèves de commencer, après avoir distribué le matériel
- chaque élève
doit être capable de se prendre en charge pour une tache.
PHASE II :
- le prof.
Attire l’attention sur le minutage
- les élèves
représentent la forme qu’ils ont imaginé
- remédiation
du prof. S’il y a lieu
PHASE
III :
- le prof.
Encourage et incite à une bonne exécution (discrètement).
- les élèves
posent un dégradé lié sur la forme.
III
EVALUATION SOMMATIVE A°
-
remarques faites par le prof. En observant les panneaux collectifs ou les
travaux sont affichés
-
auto – critique pour faire participer les élèves.
-
critiques constructives élèves – sans frustrer.
B°
OUVERTURES PEDAGOGIQUES : - NIVEAU SCOLAIRE : Graphisme – la forme
décalquée (série). Variations des valeurs ; points ; hachures,
traits, lavis, collage de matières graphiques (estampage ou estompage) (en
dégradé lié).
*
couleur : mise en relief de la forme en coupant et collants des chutes
d’imprimés
*
bas –relief : par modelage (argile – plâtre). Forme s’estompant suivant
l’épaisseur de la pâte.
-
NIVEAU SOCIAL : Patchwork collage de chutes de tissus.
PROSPECTIVE
OU PROJET
PEDAGOGIQUE
– LA DECORATION
MURALE SCOLAIRE
Je fus extasié
lors de nos stages pédagogiques en constant que les élèves avaient un fort
attrait pour les activités manuelles à dominante psycho – motrices :
plier, coller, déplier, tacher, salir, lacérer, froisser… A mon avis, la
décoration ou plutôt l’animation murale à l’école est un projet pédagogique qui
auront l’occasion de lier la la théorie
à la pratique en consolidant la dynamique de groupe l’enfant, je le rappelle
encore une fois de plus, n’est pas seulement l’intellectuel, le technicien,
l’artisan ou l’artiste, il est une totalité, il tout cela à la fois. Il nous
incombe, à nous éducateurs de mettre à sa disposition toutes les connaissances
plastiques disponibles à son niveau, tous les moyens d’expression et de
production, afin qu’il arrive à se libérer du joug de l’adulte pour enfin
prendre part à son intégration culturelle et sociale par la productivité dans
son milieu socio- économico- culturel qu’il est appelé à diriger. Ce projet qui
couvre des horizons questions sur son environnement si riche plastiquement, en
faisant preuve d’imagination, de savoir- faire doublé de savoir- être. L’enfant
est déjà confronté à son espace familial- scolaire- social, il nous incombe à
nous éducateurs, guides et catalyseurs, de l’initier, par des activités
d’observation, d’initiation et de création, aux espaces sensoriels et tactiles,
l’inciter à se mouvoir, à se servir de ses mains comme outils d’expression
propres à démontrer son habileté.
PROJET PEDAGOGIQUE
THEME : LA DECORATION MURALE A L’ECOLE
C.E.M. ALIOUNE DIOP
GRAND- DAKAR
FICHE
PEDAGOGIQUE
ITEM :
Savoir préparer un mur et faire une animation de surface.
SUJET :
Réaliser des pochoirs ; faites une animation de surface en les
superposant ; posez des couleurs pures et des nuances dans chaque case
vide (technique aplat).
OBJECTIF
GENERAL :
A la fin cours,
les élèves doivent être capables de faire une animation de surface à l’aide de
pochoirs et de poser en aplats des couleurs pures et des nuances dans chaque
case.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 1 :
A la fin de
cette séquence, chaque élève, à partir d’une tache devra être capable de
découper un pochoir.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 2 :
Capable de
faire une superposition de pochoir sur la surface de la feuille.
OBJECTIF
SPECIFIQUE 3 :
Capable de
poser en aplat des couleurs pures et des nuances dans chaque case vide.
TECHNIQUES :
Tache ; aplat ; dessin.
MATERIEL :
Cartons souples ; cutter ; lames ; pant ex ; pinceaux ;
brosses ; mélicane = feuille 21 x 27 ; gouache ; colle forte.
SUPPORT :
mur de la classe.
INTERET
PEDAGODIQUE : l’élève est l’acteur de sa propre réalisation. Aiguise son
imagination par le jeu manipulatoire ; la découverte d’une technique.
CLASSE :
3éme
EFFECTIF :
Age
moyen : 18
Méthode : INCITATIVE /
ACTIVE
DEMARCHE
I MISE EN OEUVRE
a) MOTIVATION
ET PRE- REQUIS
- Sensibilisation des élèves sur la propreté
de l’école en général et des murs en particulier
- Les murs sont
vides comment faut- il procéder pour les rendre gais ?
- en les
décorant ? Comment ? Des travaux d’élèves ?
- Le mur est
–il sale ? La peinture est-elle enlevée ?
Que faut-il faire ?
Préparer le mur ? En mettant un
enduit ? Y a-t-il de la poussière ? Brosser ?
Quelles sont
les couleurs que nous allons employer ?
Les primaires,
les secondaires, comment ? Peut-on obtenir le bleu cyan, le jaune et le rouge
– magenta par des mélanges de couleurs ?
Pourquoi ?
Y a – t- il d’autres couleurs que l’on peut obtenir par mélanges ? Des
nuances.
b) LECTURE
DU SUJET
-
Lecture du professeur
-
Faire lire quelques élèves
-
Explication de certains termes : aplat (poser la couleur d’une manière
homogène.
II CONDUITE DE L’EXERCICE
PHASE
1 : Le professeur, après avoir distribué le matériel, incite les élèves à
faire une tache, l’exploiter découper un pochoir sur carton souple chaque élève
doit être capable de le réaliser et le montrer.
PHASE
2 : Le professeur simule une démonstration au tableau, d’un pochoir en
faisant des superpositions avec la craie. Les élèves doivent être capable d’en
faire autant sur leur feuille avec le crayon pour former des
« cases » vides.
PHASE
3 : Après avoir distribué les couleurs primaires le noir et le blanc, le
professeur incitera les élèves à poser les couleurs pures dans des
« cases » vides et faire des mélanges qu’ils percevront eux- mêmes.
Le
professeur passe discrètement dans les rangées pour aider, donner des
suggestions entre autres.
III A – EVALUATION SOMMATIVE MONTRER OU
FAIRE MONTRER DES TRAVAUX.
Le
professeur observe et fait constater les erreurs et les résultats allant dans
le sens des consignes :
- critiques constructives entre élèves.
- règle de base : ne jamais frustrer.
REMEDIER – ENCOURAGER
B-
OUVERTURE PEDAGOGIQUE ALLANT DANS LE SENS DU PROJET.
-
NIVEAU SCOLAIRE : les élèves choisiront impartialement, critères
d’évaluation à l’appui (consignes, durée, performances), les meilleurs travaux
qui seront marouflés sur les chutes de mélicane de même dimensions que le 21 x
27.
Collage
des résultats observables et quantifiables sur le mur dans le sens horizontal.
(Donner l’illusion d’imbrication)
-
NIVEAU SOCIAL.
L
Le même exercice peut être réalisé en « patchwork » ; en
vitrail, en mosaïque.
- CARRELAGE (Projet)
- TEINTURE : IMPRESSION SUR TISSU
(INITIATION)
CONCLUSION
Le
domaine de la recherche n’est jamais achevé, loin s’en faut.
Notre
« séjour » aux Beaux- Arts nous a édifié sur les potentialités
artistiques latentes que l’incitation à mieux faire à se surpasser, a fait
surgir, éclore par le canal de l’Art et de l’Education Artistique en
particulier par le réinvestissement des savoirs et des pouvoirs plastiques et
pédagogiques qui nous ont été inculqués pendant quatre années durant.
L’exemple
des peintures rupestres est à méditer, l’homme du paléolithique ne s’est pas
cantonné à un arrêt devant ses découvertes et ses productions, il va plus loin,
en se fixant instinctivement des objectifs à atteindre que la postérité
continue à élucider, à interpréter…
Le
rôle du pionnier enseignant que nous sommes, est de partir de ces généralités,
de faire un choix adéquat à ses besoins et ses préoccupations afin de
s’acheminer vers la conquête de l’Enfant, qui n’est jamais définitive, dans le
parcours plein d’embûches de réalité scolaire.
PROJETS REALISES EN GROUPE
-
Olymp’ Africa / Olymp Show, au stade Demba Diop.
-
Environnement – Fidak (foire- beaux- arts).
-
Auto- Route : parcours sportif (Municipalité).
-
Les masques (éléments naturels : eau ; terre ; air ; feu.)
-
Biennale des Arts- Dak’ Art : panneaux décoratifs pour l’échangeur de la
patte- D’Oie.
Ce
sont des moments privilégiés rehaussant la valeur de l’institution
incontournable que représente les Beaux- Arts dans la vie nationale.
Socialisation ?
En fait, l’école s’ouvre à la société quoique cette dernière la lui rende dans
de rares occasions populaires (carnaval des Beaux-Arts, fêtes de l’école,
expositions des élèves…)
Ces projets ne sont pas simples performances
pour nous, au contraire, ils vont au-delà des compétences individuelles et
s’étalent dans les rapports socio- affectifs. Ils permettent à mon avis, de
mieux se connaître, se comprendre, s’accepter, se tolérer.
Malgré
les tendances et les différences qui existent entre professeurs- élèves, élèves
– élèves, ces projets que nous avons vécu (professeurs et élèves peignant
contre les difficultés d’adaptation aux nouveaux environnements) ont brisé la
glace étanche qui cachait la chaleur et les sentiments des uns et des autres.
« SET’ ART : ENQUETES
-
PERSONNES CONTACTEES : Des artistes de « Set’ Art » furent
rencontrés : Oumar NDIAYE (OUAGOU NIAYES I) Pape Alioune COLY (Cité-
Célibataires) ; Valentin, président des jeunes de la cité Célibataires
(interview enregistrée) ; Ibrahima SAMBA , étudiant (n°873, Baobabs)
-
Visite guidée des lieux PLAN DE MASSE du quartier pour la collecte de
documents :
-
Sérigne MBAYE ; Directeur technique (Direction SICAP)
-
Monsieur NDOUR ; CARTOGRAPHE
-
Diatta NDAO (hydraulique PLAN DE DAKAR)
-
Doudou NIANG ; président A.S.C « AIWE » BAOBABS (intermédiaire
E.N.D.A. et Commune de DAKAR)
-
Amadou DIALLO et kaly BANGAR – (ENDA Tiers- Monde)
-
Niass, Armine kane, Sylvain DOMINGO (Beaux ARTS)
-
Seyni GADIAGA ; DIOUM ; Sérigne Mbaye CAMARA (Encadrement)
-
Abdoulaye WELE (E.N.S.E.A.) : Suggestions et documents
-
Monsieur WELE du Ministère de la culture : Documents
-
I.F.A.N. (Saint- louis et DAKAR) Monsieur AIDARA
-
Jacob YACOUBA – Visite d’Atelier
-
Ibrahima KEBE – Visite Atelier A.N.A.P.S.
-
KOTA DIONGUE (Beaux- Arts) – Documents
STAGES
EFFECTUES
-
STAGE PSYCHO – PEDAGOGIQUE A L’ECOLE NORMALE SUP2RIEURE DE DAKAR
-
MICRO – ENSEIGNEMENT AU C.E.M. DE SOUMBEDIOUNE (TITULAIRE LINA EL MAKKI)
-
STAGE ADMINISTRATIF ET PEDAGOGIQUE L’INTERIEUR DU PAYS.
ECOLE
NORMALE REGIONALE DE SAINT- LOUIS
-
STAGE – PHOTOGRAPHIE AU LABORATOIRE « PHOTO – DIONGUE À SAINT-
LOUIS »
INITIATIVE
PERSONNELLE MOTIVEE PAR L’ANALOGIE RELEVEE SUR « La dégradation des photos
due aux avatars sur le papier par les intempéries d’une part,
-
due à la superposition d’images causée par un mauvais développement d’un
négatif…
Le
séjour que j’ai passé dans ce laboratoire de développement et de tirage de
photos m’a permis de me familiariser à des machines électroniques qui
fonctionnaient 24 heures sur 24 à cause de la forte demande des photographes
professionnels avec lesquels j’ai pu pratiquement manipuler divers types
d’appareils photographiques et de recettes de prise de vue d’angles,
d’éclairage, de distance, de plans, d’ombre et de lumiére entre autres…;
Mon
attention fut surtout attirée par la poubelle où s’amoncelaient des photos
ratées nommées « images fantômes » de par leur super positions, leur
transparence, leur expressivité fantastique, leur surimpression (tant de
données plastiques qui commencent à irriguer mon imagination). Ces
informations, que ma perception visuelle (observation, curiosité) m’a permis
d’appréhender seront autant d’ouvertures plastiques qui participent de l’illustration
de mon thème sur la dégradation qui est somme toute, un moyen d’expression
(comme des vielles affiches récupérées).
OUVERTURE : EXPLOITATION PLASTIQUE DES « IMAGES-
FANTOMES »
(Niveau
Social)
Dans
cette situation de recherche et d’expérimentation, je compte aller dans le sens
de la découverte plastique sollicitant l’imagination créatrice.
« L’art
est la manifestation de ce que l’ordinaire est extraordinaire ».
OZENFANT
LA
PHOTOGRAPHIE : PHOTO : LUMIERE : GRAPHIE : ECRITURE
L’IMAGE :
Représentation d’un être ou d’une chose par les arts graphiques ou plastiques,
par la photographie, par le film entre autres…
SEMIOLOGIE :
(ou SEMIOTIQUE) Science des modes de production (d’images), de fonctionnement
et de réception des différents systèmes de signes de communication entre
individus ou collectivités (fresques du Set’ Art).
La photographie est un moyen important d’aider
à une contemplation plus large de la nature. Elle permet aussi des regards sur
la texture du monde microscopique et ouvre au chercheur un domaine inépuisable
de formes nouvelles : voire « image- fantômes » et formes
imaginaires sur les murs. Toutes sortes d’images photographiques (paysages,
rue, murs, affichages, plantes, machines et j’en passe…) renouvellent, l’idée,
l’inspiration, l’imagination créatrice. Tous les objets, même les plus
invraisemblables (rebuts de poubelles ; objets usuels de la vie
quotidienne ; etc…) prennent une importance particulière, à un moment
donné pour les gens sensibles aux formes (expressives ou subjectives) aux matières
chromatiques ou achromatiques, au valeurs des couleurs, en ce qui concerne les
rapports de contraste clair- obscur ou de texture, de plans…
L’espace-
recherche s’élargira grâce à ce puissant moyen ; au niveau
technique ; les erreurs de Surimpression d’un même négatif peuvent être
exploitées plastiquement ; sans compter au niveau environnemental
l’intérêt suscite par les matières issues des vieilles affiches, similaires à
la Dégradation des fresques.
EXPOSITIONS ET MUSEES
C’est
le moment idéal et favorable pour faire des rencontres, des contacts, des
échanges d’idées, d’être imprégné d’un autre cadre, qui est somme toute le
prolongement de l’école, de l’Académie des Beaux- Arts. L’importance des
expositions est multiple : éveil de la sensibilité artistique, pour saisir
esthétique, du beau en dernier recours ; c’est le moment de
l’apprentissage à voir, à percevoir, à regarder, à observer, à contempler…
Le
langage visuel ; il permet de décrire les détails qui se cachent sous les
apparences extérieurs et deviennent visibles que lorsqu’on s’imagine le sujet à
représenter comme quelque chose se déployant dans l’espace et le temps (dans le
sens de la durée) dans cette époque visuelle inciter à penser par la vision.
BIBLIOGRAGRAPHIE
1°
LE POINT N°977
2°
Marcel DUCHAMP
3°
Figaro Magazine 22 fev. 92
4°
Dictionnaire illustré
5°
Gravures peintures et inscriptions rupestres de l’ouest africain. R. Mauny
I.F.A.N. /
DAKAR 1954
6°
Les Sciences Humaines
7°
Histoire de la Bande dessinée – Gérard BLANCHARD
8°
Les chemins de l’image – l’Audio – visuel à l’atelier des enfants
9°
Ecole Nationale Supérieure des Beaux- Arts (E.B.A François WEHRHIN)
10°
Design : la dynamique des formes (Maurice de Sauzmarez)
11°
René MAGRITTE – Peintures n°95 Petites encyclopédies de l’Art (ABC)
12°
Paul KLEE – Carrés magiques Petite encyclopédie de l’Art n°6 (ABC)
13°
Vassili KANDINSKY n°52 Petites encyclopédies de l’Art
14°
Charles FREINET – la Méthode Naturelle – l’apprentissage du dessin.
15°
Le pédagogue n°28 – Programmes et horaires de l’enseignement moyen général.
16°
SET : des murs qui parlent E.N.D.A. / Tiers Monde
17°
Histoire Générale de l’AFRIQUE n°1 – méthodologie Préhistoire africaine (K.O)
18°
Histoire générale de l’Afrique n°2 – Afrique Ancienne, G. MOKHTAR
19°
Manuel des artistes Fernand NATHAN
20°
La main et la machine – Jacques ANQUETIL
21°
Art mouvement Hélène Soubeyran
22°
Pierre LELOUP et Joël NEGRI – Livre : Exposition
23°
Littérature française N.E.A
24°
Histoire / Géographie BELIN
25°
Antiquite africaine par l’image – Cheikh Anta DIOP n°145 – 146
26°Art
contemporain du Sénégal – Palais des Beaux- Arts Avril Mai 1979
27°
beaux- Arts n°74 – Dec 79
28°
Initiation aux arts plastiques n° Bordas
30°
Comment dessiner une tête et faire un portrait
31°
Le dessin et la forme – Johames ITTEN
32°
Abstraction analytique Pour / Contre – Opus international 61/62
33°
Terres Dessin et Tolra
34°
Comment peindre une fresque et une décoration murale. Borde.
STAGES EFFECTUES
STAGE
PSYCHO – PEDAGOGIQUE A L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE DAKAR
-
MICRO – ENSEIGNEMENT AU C.E.M. DE SOUMBEDIOUNE (TITULAIRE LINA EL MAKKI)
-
STAGE ADMINISTRATIF ET PEDAGOGIQUE A L’INTERIEUR DU PAYS ECOLE NORMALE
REGIONALE DE SAINT- LOUIS.
-
STAGE – PHOTOGRAPHIE AU LABORATOIRE PHOTO DIONGUE A SAINT- LOUIS
FIN
AL
HAMDOU LILLAHI
